La menace Omicron aux portes de l'Algérie – Le Jeune Indépendant
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Nationale

La menace Omicron aux portes de l’Algérie

La menace Omicron aux portes de l’Algérie

Le variant Omicron sème l’inquiétude dans le monde. Détecté en Afrique du Sud, ce variant, qui présente de multiples mutations qui pourraient le rendre plus résistant aux vaccins, est classé comme étant «préoccupant» par l’Organisation mondiale de la santé. Pour contenir sa propagation, plusieurs pays du monde ont annoncé des mesures, dont la fermeture des frontières mais surtout la suspension des vols en provenance des pays de l’Afrique australe.

L’Algérie n’a, pour l’instant, émis aucune recommandation particulière  si ce n’est la prudence, avec le respect des mesures préventives et l’adhésion à la campagne de vaccination.

Les spécialistes sont unanimes. Il faut encore attendre quelques jours pour mesurer l’impact et la virulence de ce nouveau variant du coronavirus, baptisé Omicron, et dont la contagiosité élevée est avérée. Le Pr Kamel Djenouhat, chef de service à l’hôpital de Rouiba et président de la Société algérienne d’immunologie, est revenu sur l’apparition de ce variant en Afrique du Sud qui, après dix semaines d’accalmie, a vu les chiffres de contamination rapidement augmenter en un intervalle très court. «C’est le premier variant qui présente 50 mutations dont 32 touchent la protéine Spike», a-t-il signalé, précisant que lors de la vaccination, on cible une partie de cette protéine, à savoir la RBD.

Ce qui est sûr, selon le Pr Djenouhat, c’est que ce nouveau variant est caractérisé par sa grande contagiosité et que l’on attend les résultats concernant sa résistance à l’immunité acquise (naturelle ou vaccinale). «On s’attend à une baisse de l’efficacité mais j’espère qu’elle ne va pas baisser à moins de 50%», a souligné le professeur lors de son passage ce lundi sur les ondes de la Chaîne 3. Il a affirmé que le grand souci est de savoir si ce variant va résister au vaccin. Selon lui, deux éventualités se présentent : soit on pourra cerner ces pays avec les mesures de restriction déjà annoncées par certains pays, soit le variant s’est déjà propagé dans d’autres pays du monde et donc l’année 2022 sera celle de la pandémie de Omicron, qui prendra ainsi la place au Delta.

Concernant les mesures à prendre par l’Algérie pour éviter l’arrivée de ce variant sur son sol, il a estimé que les mesures sont déjà là avec, notamment, le maintien de la prévention. Il a également préconisé le recours au test PCR pour les personnes qui arrivent de l’étranger. «Les mesures préventives sont les mêmes, et ce quel que soit le variant. Il faut aller vers les décisions prises à l’échelle internationale et éviter les déplacements vers les pays de l’Afrique australe», a-t-il précisé.

Le Pr Lyès Rahal, directeur de l’Institut national de santé publique, s’est aussi prononcé sur la question. Il a affirmé que le protocole sanitaire appliqué aux frontières est conçu pour affronter ces menaces. «L’Algérie est prête depuis le début pour faire face au coronavirus, pas spécialement à un variant particulier», a-t-il déclaré. L’IPA a, pour sa part, rappelé l’urgence  de l’adhésion à la vaccination afin de contrôler la circulation des virus et par-là même les variants, notamment le variant Omicron.

L’invité de la rédaction de la Chaîne 3 est, par ailleurs, revenu sur la situation épidémiologique dans le pays, laquelle est caractérisée par la reprise des contaminations quotidiennes au coronavirus. Selon lui, qu’importe la dénomination, 4e vague ou pas, «puisque nous sommes dans une conjoncture où le nombre de cas de contamination augmente». «Nous sommes passés de 70-90 cas/jour à 150-200 nouveaux cas, et je pense que ce chiffre va continuer d’augmenter avec le froid, les espaces fermés et le relâchement observé concernant le respect des mesures de prévention», a indiqué le Pr Djenouhat, qui estime que si le pic est de 300 à 400 nouveaux cas/jour, on pourrait le maîtriser. Par contre, si le nombre de contaminations est de 1 000 cas/jour, on sera dépassé, comme cela a été le cas l’été précédent. C’est pourquoi, il a insisté sur la nécessité du renforcement des mesures préventives ainsi que l’augmentation de la cadence de la vaccination, laquelle n’attire toujours pas la population qui se montre toujours réticente. Selon lui, il est nécessaire d’instaurer le pass sanitaire, principalement dans les lieux publics et certains secteurs d’activité, mais aussi d’aller vers la vaccination à partir de six ans.

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