La médiation au Mali plaide pour l’accélération de la mise en oeuvre de l’accord d’Alger
La médiation internationale dans le conflit au Mali a plaidé pour l’accélération de la mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation inter-malien signé en 2015, un document « essentiel pour la stabilisation durable » du pays, indique ce jeudi un communiqué de la médiation à l’issue d’une réunion virtuelle présidée à l’Ambassadeur Boudjemaa Delmi.
« Les membres de la Médiation internationale ont réitéré l’impératif que revêt l’accélération de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation », relève le texte qui souligne la mise en œuvre de l’accord « est essentielle pour la stabilisation durable du Mali et constitue une composante importante de l’entreprise d’ensemble de refondation de l’Etat malien. »
Les membres de la médiation internationale ont ainsi « réaffirmé leur détermination à continuer à appuyer les parties signataires, y compris, le cas échéant, en intensifiant leurs bons offices pour aider à lever les points de blocage pouvant entraver une mise en œuvre diligente de l’Accord », ajoute le texte.
« Dans ce contexte, les membres de la Médiation internationale ont relevé les conclusions des Assises nationales de la refondation relative à: (i) la mise en place d’un Sénat; (ii) l’opérationnalisation des transferts de compétences et de ressources financières et humaines de l’Etat vers les collectivités territoriales; (iii) l’élaboration d’une nouvelle constitution; et (iv) l’accélération du DDR », poursuit le document qui fait observer que « ces conclusions ouvrent des perspectives encourageantes quant à l’avancement du processus de paix. »
Les membres de la Médiation internationale « ont de nouveau félicité le Gouvernement pour son offre concrète et précise sur le DDR global, telle qu’annoncée par le Ministre en charge de la Réconciliation nationale, le Colonel-major Ismael Wagué, lors de la 45éme session du Comité de suivi de l’Accord (CSA). », note le texte.
À cet égard, ils ont exhorté les parties signataires « à hâter les préparatifs pour la tenue de la réunion de niveau décisionnel devant discuter de l’ensemble des détails de l’offre gouvernementale et finaliser les modalités du DDR global », tout en invitant les parties « de s’investir dans ce processus sans conditions préalables et dans un esprit constructif ».
Enfin, « les membres de la Médiation internationale ont, enfin, pris note avec satisfaction de la confirmation de la tenue à Bamako, les 18 et 19 janvier 2022, à l’initiative du Gouvernement malien et de l’Observateur indépendant, d’un séminaire sur l’appropriation, par les parties maliennes, des rapports et recommandations de l’Observateur indépendant », conclu le texte.
Dans un rapport publié jeudi, les participants aux Assises de la refondation du Mali ont recommandé une prolongation de la période de transition de six mois à cinq ans. Les Assises ont également conclu à la nécessité d’une nouvelle Constitution, à la limitation du nombre de partis politiques, ou encore au développement de nouveaux partenariats militaires.