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Nationale

La majorité des partis tournent le dos à Bensalah

La majorité des partis tournent le dos à Bensalah

La rencontre de consultation initiée par le chef de l’Etat Abdelkader Bensalah, prévue ce lundi en présence des partis politiques, des personnalités politiques et animateurs de la société civile, risque d’être un projet mort-né. 
Le scénario des consultations lancées par le Premier ministre Noureddine Bedoui, qui avait échoué, risque d’être reproduit.
En effet, les refus d’assister à cette réunion ne cessent de parvenir d’ici et de là. La classe politique refuse de prendre part à cette rencontre, déclinant l’invitation du chef de l’Etat. Selon un communiqué de la présidence de la République, « ces rencontres entrent dans le cadre des démarches consultatives adoptées par le chef de l’Etat en vue de trouver des solutions à la situation politique du pays ». C’est le cas de Abderezak Makri, président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), qui a annoncé son rejet de l’invitation à cette réunion consultative. Il qualifie cette dernière d’« atteinte à la volonté du peuple ». « Nous avons bien reçu une invitation signée par le secrétaire général de la Présidence, Heba El Okbi. Le parti affirme que cette rencontre est une atteinte à la volonté du peuple et ne fera qu’amplifier la crise », est-il mentionné dans un communiqué du parti. Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) décline également cette invitation.
Suite à une réunion de son conseil national, le mouvement Elbina dirigé par Abdelkader Bengrina annonce son refus de participer à la conférence de Bensalah. Le mouvement motive son refus par le fait que cette rencontre ne correspondant pas aux attentes populaires. Les algériens réclament le départ de Bensalah ainsi que le gouvernement dirigé par Noureddine Bedoui. Dans un message posté sur sa page Facebook, Mohcine Belabbas s’interroge sur la capacité d’une présidence de la République à gérer un pays « de la taille d’un continent » si un simple courrier lui est parvenu quatre jours après son envoi sur une distance de 4,8 km, car le parti n’a reçu le courrier daté du 18 avril qu’aujourd’hui (hier NDLR). « Dégagez ! Nous ne reconnaissons pas votre agenda, car vous êtes en déphasage avec le peuple », a lancé Mohcine Belabbas. Le Parti des travailleurs ne fait pas exception. Il a décidé de ne pas participer à cette réunion après concertation avec les membres du bureau politique du parti. Pour Louisa Hanoune, « c’est une évidence pour nous de ne pas participer à ces consultations alors que la majorité réclame « leur départ ». « Ces consultations entrent dans le cadre des manœuvres qui visent le maintien du même système avec la tenue de l’élection présidentielle le 4 juillet », a-t-elle précisé dans une vidéo postée sur la page Facebook du parti. Ali Benflis, chef du parti Talai el Houriyate répond, de son côté, défavorablement à l’invitation du chef de l’Etat. Selon lui, ces consultations sont « inopportunes, hors sujet pour l’heure et contre-productives ».
Car d’un côté, elles seront perçues par la peuple comme une autre provocation, et que le vrai problème posé par celui-ci est ailleurs.
Le MPA de Amara Benyounes, pourtant parti de l’alliance présidentielle, ne participera pas à la réunion le 22 avril en vue d’une concertation sur l’élection présidentielle prévue le 4 juillet 2019. « Le climat général n’est pas favorable à la tenue d’une telle élection et d’autre part cette échéance, trop rapprochée, ne peut répondre aux revendications légitimes du mouvement populaire, à savoir le changement du système et la mise en place d’une nouvelle République », lit-on dans le communiqué du parti, qui propose sa feuille de route pour la gestion de cette période de transition.
Par ailleurs, le mouvement populaire conteste cette réunion, comme cela était démontré lors de la marche de vendredi passé, surtout que le départ de « tous » est réclamé. 
Lilia Aït Akli

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