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Nationale

La lutte antiterroriste, grande gagnante des élections

La lutte antiterroriste, grande gagnante des élections

Tandis que de nombreux pays, dont la France, sont en alerte par crainte d’attentats terroristes pendant l’élection présidentielle, l’Algérie a relevé avec succès le défi sécuritaire et organisé les élections législatives pendant lesquelles aucune attaque n’a été perpétrée.

Il est vrai que l’important déploiement de la police et de la gendarmerie (44 500 policiers et 88 000 gendarmes) a dissuadé les terroristes qui pourraient avoir été tentés de perpétrer des attentats pendant la tenue des élections législatives.

La lutte antiterroriste menée depuis de nombreuses années par l’Armée nationale populaire (ANP), les autres forces et les services de sécurité est un aspect très important aujourd’hui dans le triomphe remporté dans ce domaine.

A quelques jours du scrutin, les forces de sécurité ont élaboré, chacune, un plan spécial visant à sécuriser les élections législatives. Sur le terrain, les dispositifs de la Police, de la Gendarmerie et même de l’Armée étaient draconiens.

En effet, à 48 heures du début du scrutin, plusieurs points de contrôles ont été dressés par les différentes institutions sécuritaires, mettant ainsi les quelques groupuscules terroristes (toujours actifs) en difficultés.

C’est grâce à ces dispositifs sécuritaires que les plans diaboliques des terroristes ont été mis en échec, surtout lorsqu’on sait que les terroristes cherchent à exploiter de tels événements (électoraux) pour une médiatisation en menant des attaques.

D’ailleurs, les journalistes et les observateurs étrangers sont des cibles privilégiées des groupes terroristes affiliés à Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ou Daech.

On se souvient de l’époque où le GIA exploitait le déroulement des élections pour perpétrer des attentats à la voiture piégée ou des attaques contre des civils causant plusieurs dizaines ou centaines de morts. Ce but tant recherché par les terroristes d’Aqmi n’a pas eu lieu durant ces élections législatives, et ce, grâce aux plans sécuritaires mis en place.

Perpétrer des attentats en pleine campagne électorale ou le jour du scrutin peut rapporter gros sur le plan médiatique pour les terroristes, eux qui cherchent à faire croire au monde qu’ils gardent toujours leur capacité de nuisance. Plusieurs attentats ont été commis durant les élections de 1990 à 2000, perpétrés par des terroristes de différentes phalanges et organisations du GIA, du GSPC et d’Aqmi.

Mais durant les législatives 2017, les terroristes n’ont pu empêcher le bon déroulement de ce suffrage, où zéro attentat a été enregistré par les forces de sécurité. Pour les terroristes, perpétrer des attentats d’envergure dans des occasions pareilles assurait une médiatisation au niveau planétaire.

Durant la décennie noire, le GIA tentait de s’imposer comme la seule destination des terroristes des pays de la région et donc renforcer ses rangs après chaque attentat perpétré durant les élections visant les bureaux de vote, les cortèges des observateurs étrangers et même contre des civils.

« De l’urne au cercueil »

Le GIA avait lancé, durant sa courte existence, sa fameuse et lugubre phrase « de l’urne au cercueil « . A cette époque de l’histoire du pays, ils promettaient de tuer les électeurs qui se rendraient aux urnes.

De nombreux attentats criminels avaient été perpétrés pour intimider la population et la dissuader de toute velléité de participer aux élections.

En 1997, peu de temps avant les élections législatives, des attentats avaient été perpétrés en ciblant les civils. L’Etat craignait d’autres attentats pendant les élections.

C’est la raison pour laquelle le wali d’Alger de l’époque avait été contraint de publier un arrêté « habilitant les commerçants, les gérants et les exploitants des établissements destinés à recevoir le public » à procéder à la fouille corporelle et à celle des bagages des personnes à l’entrée de leurs locaux.

Le stationnement était déjà strictement réglementé depuis la vague d’attentats du mois de ramadhan. Trois ans après, en 2000, les terroristes ont continué à perpétrer des attentats, dont le principal but était de faire croire à l’échec de la réconciliation nationale.

Rejetant catégoriquement l’offre de paix qu’avait proposée, dès son arrivée à la tête de la nation, le président Bouteflika, une vague d’attentats avait eu lieu durant la période des élections.

L’objectif des terroristes était clair : Ils tenaient à exploiter la présence de journalistes et d’observateurs étrangers pour mener ces attentats et s’assurer une large médiatisation au niveau international.

Les quatre derniers mois avant les élections ont été déterminants

La lutte antiterroriste menée durant les quatre derniers mois par l’Armée nationale populaire et des autres forces et services de sécurité a permis la réduction du nombre d’attentats, la neutralisation de plusieurs dizaines de terroristes et la récupération d’arsenaux de guerre. L’effort est récompensé, malgré le chaos en Libye exploité par Daech qui compterait des milliers de combattants dans ce pays, d’après l’ONU.

L’effort accompli par les troupes de l’armée a porté ses fruits puisqu’à la veille des élections législatives de 2017, les nombreuses actions menées par l’Armée nationale populaire ont été déterminantes pour le bon déroulement du scrutin. L’élimination d’un nombre important de terroristes a permis de déjouer plusieurs attaques.

D’ailleurs, la revue El Djeich de l’Armée nationale populaire a noté que 35 terroristes ont été abattus et 18 autres blessés pendant le premier trimestre de 2017. L’absence d’attentats pendant les élections législatives témoigne de la réussite de la lutte menée par l’Armée nationale populaire, les forces et services de sécurité.

La réussite de ces élections est enregistrée au moment où la situation mondiale est caractérisée par une vague d’attentats perpétrés dans de nombreux pays, dont ceux occidentaux, où l’état d’urgence est décrété.

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