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La lumière, l’ombre, les formes et nos perceptions

La lumière, l’ombre, les formes et nos perceptions

Toutes les fonctions de l’organisme sont comme les branches d’un arbre, interdépendantes les unes des autres, et dépendantes d’un tronc commun : le système nerveux. Quand les racines du tronc s’enfoncent très profondément dans la terre, l’arbre adhère en se sentant ainsi solidement attaché.
De ce constat, on peut assimiler le système nerveux au rôle de la famille dans le développement de l’esprit qu’elle éduque et élève. Etant la base de tout, la famille aide à grandir comme elle oriente pour agir. Elle est l’unique repère pouvant façonner l’enfant dans ses évolutions. Cette cellule soudée est la seule garante de sa stabilité mentale comme elle est le foyer de toutes les attentes auxquelles aspire la bonne structure quotidienne. Aussi, elle élargit la vision du monde dans lequel se crée le futur pilier de la société. Elle le seconde en parallèle dans la construction de son intelligence tout en maintenant l’osmose de ses valeurs et de ses interactions avec l’environnement et de tout ce qui l’entoure de près ou le guette voire le perturbe de loin. Certes, l’intelligence et l’apprentissage demeurent les thèmes centraux de la psychologie de l’éducation donc de son extériorisation, d’une part, et de la manifestation de ses sentiments qu’ils soient spontanés et naturels ou provoqués, d’autre part.
L’épanouissement personnel au moment où il est inconsciemment écarté quand la vie intérieure est déstructurée, l’enfant, à ce niveau, affiche des humeurs changeantes. Et si l’altération de ses comportements s’accentue et accentue ses troubles, il faudrait, à ce stade, mettre en valeur de telles pensées négatives émanant d’une tête prompte à rechuter à tout moment. En privilégiant les échanges et la délicatesse de la bonne philosophie des mots et celle de la psychologie du tact tout en trouvant des méthodes pour transformer ses hésitations en jeu, cela pourrait aider l’enfant à s’oublier pour se consacrer de plein gré aux tâches sécurisant ses projections et l’univers dans lequel il évolue. Le repli sur soi, la vulnérabilité et l’irritabilité, le choc émotionnel, la culpabilité et l’isolement forcé, la perte de l’appétit et le sommeil perturbé, l’âme exposée se désoriente en se nourrissant d’idées noires tout en pleurant sans raison apparente. Des symptômes qui se manifestent généralement après un évènement traumatique, comme les disputes répétées des parents ou leur divorce, la perte d’un membre de la famille ou d’un animal de compagnie…

À noter que l’enfant qui a des antécédents familiaux de dépression est plus vulnérable aux troubles de l’humeur, et ces dernières sont une affaire différente quand elles sont associées à une maladie mentale.

Nous nous protégeons tous de ce qui nous fait violence et irritation, et nous avons tous réagi – mal ou bien réagi ‒ dans une circonstance particulière. Quand c’est un emportement pour de bonnes raisons, cela permet d’évacuer ; et quand c’est une colère vaine, cela permet d’intérioriser.

Gênes physiologiques
Dans sa matrice psychologique et face aux notions abstraites interrogeant son être, le stress, l’anxiété, la dépression, le choc émotionnel, et les chagrins dramatiques peuvent faire appel aux gênes physiologiques dans leurs assouvissements primaires tels les repas trop riches, les prises de médicaments, les veillées tardives et passives, les excès de caféine ou d’alcool, comme ils peuvent s’allier avec ceux environnementaux comme les bruits, la luminosité, les malentendus, la chaleur, le mauvais voisinage ou la mauvaise literie voire même être à l’origine de ceux pathologiques telles les maladies et les fatigues chroniques.
Tant que la source de ses tourments n’est pas élucidée, la personne exposée est plus difficile à apaiser, et c’est la raison pour laquelle il faut toujours laisser agir, à sa guise et dans sa totale liberté de penser, la personne dans le tempérament enfantin qui l’habite, l’emporte et le projette. Qu’elle pique des colères et devienne agressive, cela aiderait mieux à la connaître.
Le repli sur soi empêcherait dans certains cas de s’ouvrir « psychiquement », et on parle du choix latent handicapant l’inconscience en l’entravant durablement et viscéralement. Se délivrer, c’est accepter son destin d’adulte. En franchissant des étapes et dans l’ordre, on grandit tout en gardant l’harmonie de son épanouissement intérieur passant d’une adolescence enjouée à une maturité enjolivée et assumée.
Si le cas contraire s’avère une réalité, l’explication est triviale : l’apathie prépare son terrain.
Pour se libérer, le cas échéant, il faut s’impliquer en essayant d’enrichir ses activités sociales accompagnées de l’intensification affective et de l’empathie renouvelée. L’émoussement émotionnel et expressif dans les deux cas de figure ne ferait que compliquer les solutions thérapeutiques mises à l’épreuve et élaborées par son accompagnateur.

Sans les insectes et le vent
La lumière illumine en formant des ombres aux multiples formes autour de nous. Et La fleur toute seule n’est rien, seulement elle communique en exhalant sa senteur.
Sans les insectes et le vent, les plantes sexuées ne subsisteront pas, mais après l’intervention et l’influence du monde extérieur, le grain de pollen déposé sur l’ouverture du pistil s’infiltre, descend et féconde l’ovule qui s’y trouve. Et on parle de la fructification, c’est-à-dire de la base du pistil se transformant en fruit et l’ovule en graine. Ceci pour expliquer l’importance d’un monde se reconnaissant dans son monde, et celle d’une personne apprivoisant son semblable. Si des idées noires nous traversent face au spectre de l’extinction donc de la mort qui se rapproche à mesure que nous vieillissons, seulement il faut accepter l’inacceptable et se dire que le chemin de l’existence mène au néant, et les lois de la nature sont là évidentes et obtuses : d’un côté, il y a la vie, de l’autre le chemin qui nous conduit à son contraire.

Les premières expériences, les premières déchirures.
On apprend à tout âge, et la première fois marque, secoue et touche plus que celles qui suivent nos confrontations quotidiennes avec le temps.

Même si l’hésitation et la peur sont là, seulement il faut les accepter car elles incitent à demeurer prudent. Une telle réaction du virtuel sur la réalité et de l’influence de l’esprit agissant sur le corps protège.
Cependant, avant d’agir, réfléchissons et perdons une seconde de notre vie au lieu de perdre notre vie en une seconde. Quand on ressent un grand vide intérieur et dénué d’aucune envie même si l’entourage marquait sa présence, c’est que l’ennui persiste et signe son inconstance. Le vide est quelque chose qui nous terrorise et qui nous bloque, et il n’y a pas de douleur plus frappante et plus violente que celle provoquée par une confrontation directe avec notre réalité émotionnelle. Dans bien des cas, cette suspension permet d’apprendre à s’occuper de soi et à faire fonctionner son imagination pour la rendre cohérente avec le quotidien. Certes, ces comportements toxiques de la passivité, du ralentissement psychique et de la déception viennent parfois s’incruster quand l’attente s’avère vaine : la chose attendue ne se concrétise pas et n’aboutit pas, mais comprenons : « Tant que l’espoir, l’appétit de vivre et le désir flottent à la surface et donnent envie de faire des efforts, ce quelque chose espéré finira par germer et sera de la couleur et dans le sens de nos aspirations souhaitées.
 Mohand-Lyazid Chibout (Iris)

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