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Nationale

La loi sur l’Information sera amendée

La loi sur l’Information sera amendée

Le ministre de la Communication, Hamid Grine, a fait savoir hier à Alger que certains articles de la Loi organique sur l’Information seront amendés pour être conformes aux dispositions de la nouvelle Constitution révisée notamment le chapitre de la dépénalisation de l’acte d’informer et la liberté d’expression. 

S’exprimant en marge d’une conférence sur le journalisme et les mutations technologiques, organisée dans le cadre du cycle de formation des journalistes initié par son département, le ministre a précisé que « des articles de la loi seront revus » suite à l’adoption de la Constitution révisée. L’article 41 de la nouvelle loi fondamentale interdit toute poursuite judiciaire contre les journalistes dans le cadre de leur acte d’informer. Grine avait indiqué récemment que l’article 41 constitue un acquis « important » vers le véritable professionnalisme de la presse en Algérie. Selon lui, « l’article 41 réunit les conditions de la consécration de la liberté d’expression » et accorde la liberté « absolue » à la presse en veillant, toutefois, à ne pas porter atteinte à la dignité des personnes. Interrogé sur les difficultés financières qui menacent la survie de certains journaux à la suite de la baisse de leurs recettes publicitaires, le ministre a précisé que cette situation est conséquente à « la réduction des annonceurs, aussi bien publics que privés ». Il a ajouté que l’Agence nationale d’édition et de publicité (ANEP) « n’est qu’un moyen » de distribution de la publicité « selon le volume » qu’elle reçoit de la part des annonceurs. « Ceux qui ont créé des journaux privés se devaient d’avoir un minimum de background en tant que gestionnaires au lieu de dépendre uniquement de l’aide de l’Etat et de la publicité émanant de l’ANEP », a-t-il estimé en s’interrogeant comment certains éditeurs se sont lancés dans de tels projets « sans les ressources financières nécessaires ». 

Conviant « ceux qui se sont lancés dans l’aventure intellectuelle à assumer leurs responsabilités », le ministre a insisté sur la disponibilité de l’Etat « venir en aide à une presse de qualité », celle-là même qui a une « projection vers l’avenir et non pas des rétroviseurs ». Au sujet de la désignation d’un nouveau président de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (Arav), M. Grine a rappelé que cela relève des « prérogatives » du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, précisant avoir « proposé quelques noms », en remplacement de Miloud Chorfi, désigné au Conseil de la nation. Il a, en outre, fait savoir que l’élection du Conseil de l’éthique et de la déontologie interviendra en mai prochain et que la procédure a été retardée en raison de « l’attente » de la régularisation des journalistes qui ne le sont pas encore. 

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