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Nationale

La loi des finances 2016 fait fuir ArcelorMittal

La loi des finances 2016 fait fuir ArcelorMittal

La cession des actions d’ArcelorMittal group (49%) à titre gracieux en faveur de l’Etat algérien n’est pas un cadeau du leader mondial de l’acier.
L’Etat algérien, repreneur du complexe sidérurgique d’El-Hadjar, d’ArcelorMittal Pipes and Tubes et ArcelorMittal Tébessa, assumera à 100% dans l’avenir le passif et l’actif de la gestion d’ArcelorMittal Algérie.
Autrement dit, les dettes astronomiques laissées par l’ex principal gérant de l’usine d’El-Hadjar seront à la charge du repreneur, l’Etat algérien. Pour le moment, personne ne connait le montant exact de l’ardoise, ainsi que l’état de dégradation des installations industrielles du complexe sidérurgique d’El-Hadjar.

Pourtant ces installations ont été rénovées avant d’être cédées en 2001 au dinar symbolique à Ispat, devenu Mittal  Steel avant de devenir ArcelorMittal. Le un (01) milliard de dollars que le gouvernement a  injecté dans le plan de développement du complexe sidérurgique est insuffisant  pour un redémarrage potentiel avec pour objectif une production de 1,2 millions de tonnes d’ici 2017. Selon le député Smain Kouadria, anciennement secrétaire général du syndicat d’entreprise d’ArcelorMittal  Algérie, trouve que « ce sont les propositions contenues dans la loi des finances de 2016 qui ont fait fuir ArcelorMittal par intérêt financier ».
Dans la loi des finances 2016 adoptée mardi dernier par le conseil des ministres, des taxations importantes sont prévues pour instituer des barrières douanières concernant les importations des produits sidérurgiques tels que les produits finis ou semi finis. Ainsi, les produits finis seront taxés à hauteur de 30% et les semis finis à 20%.

Le député du PT (parti des travailleurs), très averti sur les affaires de l’usine sidérurgique d’El-Hadjar nous dira : « c’est la raison principale du départ d’ArcelorMittal qui n’a jamais satisfait les accords signés avec le gouvernement algérien pour satisfaire l’autonomie national en produit sidérurgique ».
Le député trouve intéressante les propositions contenues dans la prochaine loi des finances, « car elles protègent et encouragent l’économie nationale » Et de se poser la question : « Pourquoi laisser importer alors que nous avons les capacités de produire ? ». Pour rappel ArcelorMittal, depuis son arrivée en Algérie, n’a jamais dépassée une production d’acier liquide de 1 million de tonne, débâcle après débâcle, cette entreprise pourtant de renommée internationale n’a produit  dernièrement que 200.000 tonnes et s’est même spécialisée d’importer du rond à béton pour l’Algérie à travers ses différentes usines sidérurgiques basées à travers le monde.  

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