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Nationale

La loi de finances 2021 adoptée

La loi de finances 2021 adoptée

Les élus de l’APN ont donné leur quitus au Projet de loi de finance (PLF) 2021. Soumis au vote ce mardi, les députés présents l’ont adopté à la majorité, à l’exception du MSP.

Dimanche, la commission des finances et du budget de l’APN avait étudié et examiné les amendements proposés par les députés. Sur une vingtaine d’amendements approuvés par le bureau de l’APN, la commission des finances n’en a validé qu’un tiers. On cite l’article 105, introduit par les députés. Il porte sur l’importation des camions et engins de moins de trois ans pour les chantiers et l’irrigation. Cette disposition a été acceptée par la commission. Le but étant de faciliter le travail des chantiers des travaux publics et ceux de l’agriculture.

Si la majorité des députés présents à cette séance plénière ont approuvé ce projet de loi, le Mouvement de la société pour la paix (MSP) a, quant à lui, voté non. Il faut dire que la couleur avait déjà été annoncée par le parti lors des débats sur le PLF 2021. Les députés de cette formation politique ont en effet critiqué les dispositifs de ce projet de loi. Le député Ahmed Bouchama avait notamment indiqué que «le PLF 2021 se décline sous forme de mesures de rattrapage, dénuées d’une vision stratégique ou d’une approche de développement claires». Une vison que le parti confirme.

Dans un communiqué du groupe parlementaire, rendu public hier, le parti a refusé de donner son quitus au PLF, lequel, note-t-on, n’apporte pas de solutions fortes pour faire face à la crise économique que traverse le pays. Les mesures financières prévues dans le projet de loi sont, selon le MSP, «faibles» et ne peuvent pas combler le déficit budgétaire, estimé à 2 785 milliards de dinars.

La croissance économique prévue dans le cadre de ce projet de loi pour le prochain exercice ne peut pas être réalisée, selon le groupe parlementaire du parti qui affirme que ce projet de loi est dépourvu de vision économique claire et que les solutions qu’il apporte sont temporaires, incapables de sortir le pays de cette crise économique.

Ainsi, le PLF 2021 prévoit un taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) qui devrait s’établir à 4%, après un recul de 4,6%, suivant les estimations de clôture de l’exercice 2020. La croissance hors hydrocarbures devrait atteindre 2,4% en 2021. Les dépenses budgétaires totales prévues pour la même période augmenteront, pour leur part, pour passer de 7 372,7 milliards de dinars dans la LFC 2020 à 8 113,3 milliards de dinars en 2021.

Ces prévisions portent sur le budget de fonctionnement qui devrait connaître une hausse de 5,1% au cours de la période 2021-2023. Il sera de 5 314,5 mds de dinars en 2021. Quant aux dépenses d’équipement, elles s’élèveront à 2 798,5 mds de dinars en 2021. Le déficit budgétaire devrait lui aussi se creuser. Pour l’année 2021, il devrait augmenter à 13,75% du PIB contre 10,4% au titre de la LFC 2020. Concernant l’inflation, le PLF 2021 prévoit «une légère accélération» en 2021 pour atteindre 4,5%. Les réserves de change devraient aussi connaître une nouvelle fonte. Elles vont se contracter, encore une fois, pour s’établir à 46,84 milliards de dollars.

Nombreux sont les spécialistes qui affirment que le financement du déficit budgétaire reste un dilemme pour les autorités, d’autant que l’on s’attend à un fort déficit budgétaire qui risque d’accentuer l’aggravation des équilibres macroéconomiques. Bien que la solution du financement monétaire du déficit reste la plus réaliste et la plus efficace, ce mécanisme reste insuffisant pour combler l’important déficit budgétaire.

Ce projet de loi, validé par l’Assemblé populaire nationale, va être soumis dans les prochains jours à la Chambre haute du Parlement pour débat et adoption.

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