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La Libye prête à accueillir une force russe pour combattre Daech

La Libye prête à accueillir une force russe pour combattre Daech

Les autorités libyennes affirment vouloir accueillir des forces russes pour combattre les djihadistes qui arrivent massivement en Libye. Les autorités libyennes sont prêtes à coordonner leurs actions avec la Russie dans la lutte contre Daech si Moscou engage une opération en Libye, a annoncé mardi Abdallah al-Thani, premier ministre du gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale.

« Nous souhaitons que les Russes s’engagent dans la lutte contre Daesh [sur le territoire libyen, ndlr]. Notre gouvernement est prêt à coordonner ses démarches avec eux au plus haut niveau », a déclaré M. al-Thani à l’agence Sputnik. Selon le premier ministre, les autorités libyennes salueront l’initiative de n’importe quel pays qui les aidera à rétablir la stabilité.

« Nous saluerons l’initiative positive de n’importe quel Etat qui nous apportera son soutien en vue de rétablir la stabilité. Nous reprochons aux pays européens de nous avoir aidé à renverser Kadhafi, mais de n’avoir apporté aucune assistance à l’édification de notre Etat. On sait qu’il est plus facile de détruire que de construire », a souligné Abdallah al-Thani.

D’après lui, les autorités libyennes s’attendent à l’arrivée d’un grand nombre de djihadistes fuyant les frappes aériennes russes en Syrie. Beaucoup d’entre eux sont déjà arrivés. « En réalité, les chefs militaires de Daech ne sont pas Libyens. Ils sont Algériens, Syriens, Afghans, et ils se trouvent actuellement en Libye », a conclu le premier ministre.

Depuis l’agression de la Jamahiriya et l’assassinat de Mouammar Kadhafi par l’OTAN en 2011, la Libye traverse une crise violente. Hier encore l’Etat le plus prospère d’Afrique, la Libye est aujourd’hui divisée en deux camps opposée : d’une part les autorités islamistes siégeant à Tripoli et de l’autre, le gouvernement et le parlement mis en place à Tobrouk, dans l’est du pays.

L’absence de cohésion politique, encouragée d’ailleurs par les puissances occidentales, a fait de la Libye un refuge pour les terroristes de Daech, certaines régions du pays n’étant pas contrôlées par le gouvernement central.

Ce même gouvernement qui a souligné récemment que les les puissances mondiales « se battent contre l’EI en Syrie et en Irak mais ferment les yeux sur ses activités en Libye, et la demande de son gouvernement de lever l’embargo sur les armes reste toujours sans réponse ». « Il s’agit d’un cas flagrant de deux poids, deux mesures ».

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté, le 26 février 2011, la résolution 1970 imposant un embargo sur la vente d’armes à la Libye dirigée par Mouammar Kadhafi. Cette résolution a été prolongée pour un an le 28 mars 2015. Les autorités libyennes se sont adressées à plusieurs reprises au Conseil de sécurité mais n’ont pas reçu son support à cause du risque de dissémination incontrôlée des armes dans la région. 

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