La junte militaire accroît sa répression contre les manifestants en Birmanie
Face à une mobilisation qui ne faiblit pas, la junte au pouvoir en Birmanie, menée par le général Min Aung Hlaing accroît au contraire sa répression contre les manifestations massives organisées contre leur coup d’Etat, en multipliant les arrestations nocturnes et en menaçant de poursuites quiconque hébergera des militants recherchés.
L’expérience démocratique de 10 ans a brusquement pris fin il y a bientôt deux semaines avec la prise de pouvoir des militaires, qui ont renversé et arrêté la cheffe de facto du gouvernement Aung San Suu Kyi.
Dimanche, pour le 9e jour consécutif, les Birmans sont descendus par dizaines de milliers dans les rues de plusieurs villes, dont la capitale Naypyidaw.
A Rangoun, la principale ville du pays, ils se sont réunis à divers endroits, dont près de la célèbre pagode Shwedagon, pour réclamer le retour de la démocratie et la libération de leur leader.
Près de la gare centrale, des habitants ont bloqué une rue à l’aide de troncs d’arbres pour empêcher la police de pénétrer dans le quartier, et ont reconduits des policiers venus chercher des employés des chemins de fer grévistes afin qu’ils reprennent le travail.
Dans ce qui semblait être une démonstration de force, des véhicules militaires blindés ont été vus brièvement défilant dans les rues de la ville.