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Nationale

La hantise des moustiques tigre

La hantise des moustiques tigre

Beaucoup de citoyens ne cessent de parler du retour des moustiques-tigres depuis le début de l’été ; certains ont subi des piqûres qui provoquent des inflammations inhabituelles sur la peau. Or, les établissements hospitaliers n’ont enregistré quasiment aucun cas de soins suite à des piqûres de ce moustique devenu une hantise dans le nord du pays notamment pour les personnes aux peaux sensibles. L’an dernier, les services de désinfection des communes des villes côtières, dont Alger, ont dû lancer une campagne dans les quartiers et les maisons où l’insecte volant sévissait à grande échelle.

C’est ce qu’a affirmé hier le directeur de la prévention et de lutte contre les maladies transmissibles auprès du ministère de la Santé, Djamel Fourar, lors d’une journée d’information et de formation au profit des journalistes sur la propagation du moustique-tigre. Le docteur Foura a expliqué ce constat par le fait que les gens commencent à s’habituer aux morsures de cet insecte et sont de plus en plus informés quant aux premières mesures à prendre en cas de piqûre (désinfection immédiate). Ce moustique, dont l’installation est confirmée dans certaines wilayas (Oran, Tizi Ouzou, Jijel), trouve l’environnement propice dans les endroits humides pour pondre ses œufs. Le directeur de la prévention préconise donc d’éviter l’arrosage abondant des jardins et des plantes ornementales dans les maisons, et surtout de ne pas laisser les ustensiles non utilisés remplis d’eau aux alentours des habitations. Cela d’autant que cet insecte, hématophage diurne, est habituellement très actif à l’extérieur des maisons et se déplace à l’intérieur pour se nourrir en piquant les êtres humains et même les animaux.

Le cycle de vie d’Aedes Albopictus explique Kamel Benallal, de l’Institut Pasteur d’Alger, est de 10 jours, il peut être vecteur de plusieurs virus tels que Zika, Dengue, Chikungunnya et peut être aussi transporté à travers les continents via les pneumatiques usagés et les plantes exotiques.

Une fois alertés sur l’éventuelle présence de ce moustique, les services de l’institut Pasteur procèdent à une enquête sur le terrain pour confirmation en collaboration avec les universités dans le cadre des travaux de recherche et d’investigation, précise Kamel Benallal. On informera par la suite, dit-il, les services de l’hygiène territorialement compétents (HUPE/W) pour intervenir et procéder à une opération anti-vectorielle dans le cadre des campagnes de démoustication.

Les équipes de l’institut Pasteur suivent plusieurs méthodes de surveillance pour diminuer la densité dudit moustique, selon les précisions apportées par Kamel Benallal, telle la recherche des œufs, en faisant des échantillons des sites appropriés au niveau des zones à risque.

Les spécialistes ayant animé cette journée s’accordent à dire que le citoyen constitue un maillon fort, voire indispensable dans toutes les opérations permettant la diminution de la densité de ce moustique, partant de la prévention au signalement ou encore la prise des mesures nécessaires en cas de piqure.

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