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Nationale

La guerre de Rezig contre les spéculateurs

La guerre de Rezig contre les spéculateurs

Le ministre du Commerce, Kamel Rezig, ne décolère pas. Il promet de sévir contre les commerçants spéculateurs. Ces derniers n’ont pas dérogé à la règle à chaque début du mois de Ramadhan. Le ministre a encore averti que les indélicats auteurs de pratiques spéculatives seront punis et des sanctions seront prises.

L’intervention du ministre survient à un moment critique ou la demande en viandes, fruits et légumes connait un boom. Mais, depuis plus de deux semaines, une hausse considérable des prix de ces produits est constatée par les ménages. Pourtant, l’offre est abondante et rien ne justifie cette spirale inflationniste. Une situation qui met dans l’embarras des pères de famille aux revenus modestes. Cela se passe au moment où beaucoup de ces familles algériennes sont affectées durement par les mesures de confinement et ses contraintes prises pour lutter contre la pandémie du Coronavirus.

M. Rezig a prévenu, lors d’une visite inopinée au marché de gros des fruits et légumes de Boufarik, au premier jour du Ramadhan, les commerçants spéculateurs qui augmentent délibérément leurs prix qu’ils se verront saisir leurs marchandises, s’ils ne proposent pas des prix à la portée du simple citoyen. D’un ton ferme, le ministre a ordonné aux commerçants de proposer leurs marchandises à des prix raisonnables, notamment celles qui sont très demandées pendant le mois de Ramadhan. S’étonnant que les prix aient doublé en moins d’une semaine, le ministre a appelé les commerçants à penser un peu au simple citoyen en ce mois sacré. Le ministre qui veut à tout prix protéger le pouvoir d’achat du simple citoyen, s’est montré très fâché également à l’égard des éleveurs et autres maquignons.

S’adressant à ces derniers, sur sa page Facebook, il a menacé de mettre à exécution son plan de ramener de la viande du Sud du pays vers le Nord, afin de casser les prix. « Une question me préoccupe qui est celle de savoir où sont les 28 millions de moutons dont les maquignons et les professionnels de cette filière ont parlé. Où sont vos promesses de vendre cette année à des prix raisonnables ? », s’est interrogé le ministre.

Il faut rappeler, que Rezig avait mis en garde les éleveurs, le 11 février écoulé, en les menaçant de recourir à l’importation du bétail des pays du Sahel, s’ils n’acceptaient pas de baisser les prix des viandes rouges, entre 800 et 1000 DA, notamment durant le Ramadhan. Mais ces derniers n’ont pas tenu leur promesse, en dépit d’un accord entre le département de Rezig et des représentants des éleveurs et maquignons.

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