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Nationale

La grève des intendants : Le débrayage largement suivi

La grève des intendants : Le débrayage largement suivi

Les économes et intendants de l’éducation ont entamé hier leur grève nationale de deux jours. En effet, la Commission nationale des fonctionnaires des services économiques de l’éducation a mis sa menace à exécution, avec l’objectif de faire valoir ses revendications.

Joint par nos soins, le coordinateur national de la commission, Mustapha Nouaouria, s’est félicité de la grande mobilisation des intendants de l’éducation qui, selon lui, « exigent à tout prix la satisfaction de leurs doléances ».

« Les intendants de l’éducation ont été très nombreux, en ce premier jour de débrayage, à répondre au mot d’ordre d’une grève de deux jours lancé par leur base », nous a signifié le représentant de cette tranche de travailleurs de l’éducation. 

Selon lui, le taux de participation à ce débrayage est estimé à plus de 55% à l’échelle nationale, et ce taux varie d’une wilaya à une autre. « Il oscille entre 30 et plus de 60% », a-t-il encore indiqué. Toutefois, ce syndicaliste s’attend à une plus forte mobilisation au deuxième jour de débrayage.

Il y a lieu de souligner que les intendants de l’éducation ont entamé leur grève après l’échec de leur rencontre avec les représentants du ministère de l’éducation nationale tenu lundi passé. Une rencontre « protocolaire », selon notre interlocuteur qui n’a rien changé puisque les adjoints de l’éducation ont maintenu leur mouvement de grève.

« La réunion qui a regroupé les représentants des intendants de l’éducation et ceux du ministère de tutelle n’a rien rapporté », a déploré le coordinateur national de cette commission.

« Le ministère de tutelle nous a fait la promesse de trouver une solution à nos préoccupations, mais rien du concret n’a été fait sur le terrain. Nous ne voulons pas de promesses, nous voulons de concret », a lancé le même interlocuteur.

Ce dernier a réitéré son attachement à la plate-forme de revendications, laquelle tourne autour de la prise en charge du dossier des sous-intendants gestionnaires, titulaires de diplômes scientifiques, à travers « la valorisation de leur expérience en gestion » et leur promotion au grade d’intendant, mais aussi la fin de « la gestion annexée » qui est, « un travail additionnel qui se fait en dehors de leurs établissements d’origine ».

Par ailleurs, l’UNPEF demande une couverture financière compensatoire pour la vente des livres scolaires et « un traitement similaire à celui des librairies privées auxquelles le ministère de l’Education nationale accorde une marge de bénéfice de 15% de la valeur du livre scolaire ».

S’agissant de la prime scolaire fixée à 3 000 DA, la commission a mis en avant « l’impératif de trouver, dès la prochaine rentrée scolaire, une solution définitive quant au mode de versement de cette prime », précisant que « le paiement comptant de cette prime engendre des problèmes qui finissent souvent devant la justice ».

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