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Nationale

La grève des enseignants du primaire largement suivie

La grève des enseignants du primaire largement suivie


Le bras de fer entre les enseignants du primaire et le ministère de l’Education nationale se poursuit. La grève a été largement suivie, ce lundi, dans les établissements scolaires à travers le territoire national.
En l’absence de dialogue avec la tutelle, la Coordination nationale des enseignants du cycle primaire ne compte pas faire marche arrière jusqu’à l’aboutissement de ses revendications socioprofessionnelles. Le mouvement de grève, déclenché depuis maintenant quatre mois par des enseignants du primaire, sans aucune couverture syndicale, risque de perdurer et de prendre de l’ampleur. D’ailleurs, il y a eu une forte mobilisation, hier, autour de ce mouvement. La Coordination nationale des enseignants du cycle primaire a avancé le taux de 67% de suivi au niveau national. Elle indique que le taux diffère d’une wilaya à une autre et d’un établissement à un autre. Selon ses estimations, dans certains établissements à Alger, le taux de suivi a atteint 77%, dans quelques wilayas il a dépassé 80% et dans d’autres il est à environ 50%. Il convient de souligner que les enseignants ont été nombreux à répondre favorablement à la grève pour exprimer leur solidarité avec leurs collègues renvoyés par une directrice à Aïn Benian. A ce propos, la Coordination des enseignants du primaire a indiqué dans un communiqué que « la grève d’aujourd’hui est un débrayage d’exception ». Son but est de dénoncer « le dangereux précédent commis par la directrice de l’école primaire Larbi-Tébessi ». Cette dernière a interdit aux enseignants grévistes, au nombre de 15, d’entrer dans l’école, jeudi dernier, pour avoir rejoint le mouvement de protestation enclenché depuis octobre dernier. Cette grève a été suivie d’un rassemblement de protestation devant la direction de l’éducation Alger Ouest, à Chéraga. Devant le silence du ministère, les enseignants, qui vont poursuivre leur mouvement la semaine prochaine, ont décidé de réduire la grève cyclique de trois jours par semaine à une journée seulement, chaque mercredi. Les protestataires, qui sont soumis à des ponctions sur salaire depuis le début de leur mouvement, affirment qu’ils ne reculeront pas, en dépit de toutes les mesures dissuasives de l’administration, notamment les menaces d’exclusion, tant que leur plateforme de revendications n’est pas satisfaite. Les revendications des grévistes vont de la suppression des tâches non professionnelles à l’application avec effet rétroactif du décret présidentiel 14-266 qui attribue l’échelon 12 aux enseignants du primaire, et ce, avant d’arriver à l’unification des classements avec les autres paliers de l’éducation nationale comme le revendique la même coordination.
 

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