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Nationale

La gestion des déchets ménagers fait défaut en Algérie

La gestion des déchets ménagers fait défaut en Algérie

Le problème de la gestion des déchets ménagers en Algérie se pose encore avec acuité. Les pouvoirs publics, conscients que cette activité recèle de nombreuses opportunités socioéconomiques, ont montré leur volonté de doter le pays de systèmes et de mécanismes pour gérer ces déchets.

Le directeur général de l’Agence nationale des déchets, Karim Ouamane, a tenu, lors de son passage sur les ondes de la Chaîne III de la Radio algérienne de faire part des stratégies retenues par les pouvoirs publics pour exploiter économiquement ces rebuts

. En ces moments de crise économique aigüe, les pouvoirs publics semblent avoir saisi tout l’intérêt à exploiter l’important gisement que constituent les déchets industriels et domestiques, perçus, désormais, comme une richesse à haute valeur ajoutée. Un Salon international dédié à leur collecte et à leur valorisation ouvre ses portes, aujourd’hui, au Palais des Expositions à Alger.

Le directeur de cette agence, dépendant du ministère des Ressources en eau et de l’Environnement, signale que chaque Algérien produit environ 300 kg de déchets ménagers/an, « parmi lesquels, relève-t-il, 70%, terminent leur vie dans des centres d’enfouissement ». Il indique, en outre, que seul un millier d’entreprises privées exploitent actuellement ce gisement à haute valeur marchande.

M. Ouamane annonce, par ailleurs, qu’une première opération d’envergure de tris sélectifs des déchets domestiques, a commencé à prendre forme à travers la wilaya d’Alger, où il est prévu la création progressive de 86 sites de collecte installés dans divers endroits névralgiques.

Sur la base de chiffres communiqués par les Douanes algériennes, cités durant l’émission, on y apprend que l’Algérie, par le biais d’entrepreneurs privés, exporte pour environ 3,2 milliards de dollars/an de déchets ferreux qui, selon l’intervenant, « auraient pu être valorisés à demeure sous forme de matière première et servir, du même coup, à créer de nombreux postes d’emploi ».

Ces sommes importantes sont notamment générées, précise-t-il, par les quelque 2,5 millions de tonnes de résidus générés par le seul secteur de l’Industrie, dont l’exploitation intelligente avec ceux issus des activités domestiques pourraient rapporter, souligne-t-il, environ 38 milliards de dinars, chaque année. 

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