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Culture

La générale de «Un ennemi du peuple»

La générale de «Un ennemi du peuple»

Mise en scène par Haider Benhocine, La pièce de théâtre Aadou echâab, une œuvre confrontant les ambitions personnelles à l’intégrité et la quête de l’intérêt général, est dévoilée en représentation générale, ce dimanche 27 mars, au Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi à Alger, dans le contexte de la Journée mondiale du théâtre.

Adaptée d’une traduction vers l’arabe de l’œuvre éponyme du dramaturge norvégien Henrik Ibsen, la pièce Aadou echâab (Un ennemi du peuple) est présentée à l’occasion des célébrations de la Journée mondiale du théâtre, le 27 mars de chaque année. Elle se déroule entièrement dans un décor minimaliste évoquant des espaces clos (bureaux et restaurant).

 Produite par le Théâtre national algérien (TNA), cette pièce a pour trame une petite ville prospérant grâce au tourisme thermal qui connait une croissance prometteuse pour les autorités et les hommes d’affaires de la région.

L’avenir de la ville risque de basculer le jour où le docteur Stockman, frère du maire de la ville, découvre que les eaux sont polluées et ont déjà provoqué plusieurs maladies parmi les touristes, il décide alors de médiatiser sa découverte avec l’aide du rédacteur en chef du journal local.

L’enthousiasme démesuré de cette nouvelle entreprise conduit les deux amis jusqu’à vouloir mener une petite révolution dans cette petite ville et obliger les autorités à fermer les stations thermales pour travaux pendant deux ans.

Menaçant sans le savoir les intérêts financiers de son frère et de puissants hommes d’affaires de la ville dont le propriétaire du journal local, le docteur se retrouve isolé, menacé, réduit au silence et devient, malgré ses bonnes intentions, un ennemi du peuple que tout le monde accuse de vouloir la faillite de la ville. Avec des scènes simples et des dialogues animés, le metteur en scène a réussi à faire passer le message de cette œuvre au public, peu nombreux, malgré des lenteurs dans le rythme et une adaptation jugée « rigide et trop éloignée » du public algérien de par le langage et les costumes.

Avant la représentation de cette nouvelle œuvre, le traditionnel message de la Journée mondiale du théâtre est lu au public, un texte signé cette année par le metteur en scène et universitaire russe Anatoli Vassiliev sous le titre Avons-nous besoin du théâtre ? Dans ce message Anatoli Vassiliev tente de renouer les liens entre les professionnels du quatrième art, « lassés et déçus », et des millions de spectateurs qui « vivent une réalité qui dépasse toute fiction » et pollué par un « excès de technologie » compliquant les rapports humains du théâtre.

Décrétée par l’Institut international du théâtre, la Journée mondiale du théâtre est célébrée le 27 mars de chaque année depuis 1962 dans une centaine de pays du monde. Lors des célébrations, une personnalité du théâtre est invitée à partager une réflexion sur le théâtre et la paix entre les peuples.

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