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Nationale

La France veut expulser des personnes radicalisées vers l’Algérie

La France veut expulser des personnes radicalisées vers l’Algérie

Le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, se rendra en Algérie dimanche prochain pour son premier voyage qui durera deux jours. Le ministre sera accompagné du patron de la DGSI et apportera dans ses bagages une liste de personnes radicalisées de nationalité algérienne que la France veut expulser.

180 personnes actuellement en prison sont concernées. 51 autres en liberté vont être arrêtées dans les prochaines heures. Les dossiers sécuritaires, les migrants clandestins, à côté d’autres sujets d’actualité régionale, comme la Libye et le Mali, seront au programme des discussions qu’il aura avec son homologue algérien. C’est ce qu’a révélé Gérald Darmanin devant l’Assemblée nationale, affirmant qu’il y a aujourd’hui un drame des mineurs isolés, notamment venant du Maroc et de l’Algérie. “Je me rends au Maghreb la semaine prochaine à la demande du  Premier ministre et du président de la République pour régler le problème qui relève  notamment des pays du Maghreb”, a-t-il déclaré.

En  revanche, le ministre a estimé que «des gens sont parfois persécutés dans leur  pays, parfois isolés de leur famille, parfois fraudeurs. Il y a d’abord ceux qui méritent le droit d’asile, l’accueil de la République, et ceux qui méritent d’être reconduits à la frontière parce que soit ils ne sont pas mineurs, soit ils doivent repartir dans leur pays“. Toutefois, M. Darmanin devra plancher sur plusieurs dossiers épineux dont la question migratoire – à travers la question des visas – et celle des cultes. Parmi les chantiers à venir, le sort des imams détachés, 120 pour l’Algérie. Pour rappel, M. Darmanin avait accompagné Macron en Algérie quelques mois après avoir fustigé ses propos sur la colonisation tenus en Algérie. Deux tweets que, contrairement à quelques autres plutôt acerbes envers Macron, Darmanin avait pris le soin d’effacer avant d’entrer au gouvernement. Celui qui ne savait pas encore qu’il allait devenir ministre avait fustigé très durement les propos du candidat  de “La France en marche”  à la présidentielle, lequel avait jugé, depuis l’Algérie, que la colonisation avait été “un crime contre l’humanité”. Or, M. Darmanin, alors député LR et soutien de François Fillon (descendant de pieds noirs) s’en était largement ému à  l’époque, flinguant M. Macron sur twitter : “Honte à Emmanuel Macron qui insulte la France à l’étranger.

La colonisation de la France était un crime contre l’humanité. Crachats inacceptables d’Emmanuel Macron sur la tombe des Français tirailleurs, supplétifs, harkis morts pour une France qu’ils aimaient.» M. Darmanin a rencontré  il y a quelques mois une délégation de harkis. Les délégués ont exprimé à celui-ci leur «inquiétude» à propos de la mission sur la mémoire de la guerre d’Algérie, confiée par Emmanuel Macron à l’historien Benjamin Stora en vue de favoriser la réconciliation entre les peuples français et algérien. «La confiance n’est pas totale», a déclaré un représentant de cette délégation de harkis qui craint de voir «la question harkie passer à la trappe» face au rapprochement politique et diplomatique entre Paris et Alger.

 

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