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Nationale

La fourrière ou le retrait du permis pour les transporteurs indélicats

La fourrière ou le retrait du permis pour les transporteurs indélicats

Boudjemaâ Talaï a affirmé que des mesures coercitives fermes seront prises à l’encontre des transporteurs privés et des chauffeurs de taxi ayant illégalement augmenté leurs tarifs.

Face à la chute inquiétante des prix des hydrocarbures et qui, malgré les tentatives des acteurs, reste dominante sur le marché augurant de perspectives incertaines quant à une probable tendance à la hausse, le citoyen lambda, dépassé par ce jargon politico-économique, se limite au seul souci qui lui permet d’assurer sa survie et celle des siens.

Chacun tente tant bien que mal de « se débrouiller « pour arrondir sa fin du mois. Et du coup, l’on est tenté de dire que les moyens importent peu pourvu que le but soit atteint.

Les hausses des prix des produits de consommation, à leur tête le carburant, décidées en 2016 et celles annoncées dans la loi de finance 2017, dont les textes ont été récemment adoptés par l’Assemblée populaire nationale, ont influé sur l’ensemble du tissu économique tous secteurs confondus.

Entre autres secteurs, celui des transports a ainsi été directement touché par les hausses. Les transporteurs et leurs syndicats activant à travers le pays ont vainement tenté de rattraper leur manque à gagner en optant pour des augmentations de leurs tarifs.

Les dizaines de mouvements de grève « amorcés « ici et là n’ont cependant pas fait fléchir les décideurs qui semblent s’accrocher à leur feuille de route.

La décision d’opter pour des augmentations ne dépassant en aucun cas les 10% par rapport aux anciens tarifs accordées aux transporteurs par le département de Talaï ne pouvaient faire l’objet de remise en cause.

Bien que l’on ne manque pas de soulever ici et là des décisions unilatérales allant jusqu’à des hausses des tarifs de 50% prises par certains transporteurs mais qui, dans beaucoup de cas, n’ont pas manqué de provoquer la colère des usagers.

C’est pourquoi le ministre vient de relancer une mise en garde contre les contrevenants, rejetant le motif de la hausse des prix des carburants énoncé dans la loi de finances 2016 avancé par les transporteurs privés.

Le coût du carburant pour les tarifs de transport ne dépasse pas 7%, a-t-il fait remarquer. Boudjemaâ Talaï a ainsi souligné devant les sénateurs, lors de la plénière consacrée aux questions orales, que toute augmentation de plus de 10% exposait ses auteurs à l’application de la loi, soit la mise en fourrière des véhicules ou le retrait définitif du permis d’exploitation en cas de récidive.

Cette hausse de 10% avait fait l’objet d’assises et de débats avec les différents intervenants du secteur (gouvernement-transporteurs-syndicats) qui ont, été sanctionnés a précisé le ministre, par un accord sur une augmentation qui tient compte du pouvoir d’achat du citoyen et des droits des transporteurs privés.

Le ministre a aussi rappelé que les tarifs du transport public urbain et suburbain restaient inchangés, indiquant que l’utilisation des moyens de transport public était en nette croissance au regard des statistiques qui révèlent que pour la capitale, 20 millions de passagers utilisent le métro, 13 millions le tramway et 7 millions avaient recours aux bus de l’ETUSA.

Par ailleurs, il est utile de noter que certaines lignes peu rentables en raison, notamment, du faible taux de fréquentation mais aussi de l’importance du trajet restent pénalisantes pour les transporteurs les desservant.

Se sentant lésés, certains transporteurs « s’accommodent « de leur maigre marge bénéficiaire en clochardisant carrément le métier au détriment du bien-être des citoyens, souvent au maigre revenu et donc contraints de faire contre mauvaise fortune bon cœur.

En effet, nombre d’usagers des transports en commun se plaignent des désagréments qu’ils subissent de la part des transporteurs. Manque d’hygiène, comportement agressif à la limite de la vulgarité, ou encore la conduite peu scrupuleuse de certains chauffeurs qui se permettent même de se ravitailler en carburant, obligeant les usagers à prendre leur mal en patience.

Une autre raison qui semble aussi avoir poussé le ministre à donner toute son importance à l’intensification des contrôles, appelant de la même tribune le citoyen à contribuer aux opérations visant à réguler et à organiser le secteur, et ce, en informant les autorités concernées en cas de dépassement. 

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