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La force G5 Sahel doit gagner la confiance de l’Algérie

La force G5 Sahel doit gagner la confiance de l’Algérie

La force conjointe du G5 Sahel visant à régler les conflits armés sahéliens, doit gagner la confiance des puissances régionales : l’Algérie et la Cedeao, et obtenir leur soutien pour atteindre ses objectifs, a affirmé hier l’International crisis group, une ONG basée à Bruxelles.

Dans un rapport intitulé « Force du G5 Sahel : trouver sa place dans l’embouteillage sécuritaire », cette ONG qui s’est donnée pour mission de prévenir et résoudre les conflits meurtriers grâce à une analyse de la situation sur le terrain, a souligné que « le G5 et sa force armée devront (…) gagner la confiance de l’Algérie et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) » pour remédier à l’inquiétante instabilité dont souffre le Mali et plus largement le Sahel.

Elle a fait remarquer, à ce titre, que ces deux puissances régionales lui préfèrent, pour l’instant, le processus de Nouakchott regroupant onze pays d’Afrique de l’Ouest, du bassin du lac Tchad et du Maghreb, « jugé plus inclusif ».

S’interrogeant sur la place de cette force dans « un espace sahélien où se bousculent des initiatives militaires et diplomatiques parfois concurrentes », l’ONG a relevé que cette nouvelle force évolue dans une région où les groupes armés sont plus d’une vingtaine.

Elle a rappelé, dans ce contexte, que des forces de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), l’opération française Barkhane et un contingent américain dont le nombre exact d’hommes reste un mystère, opèrent déjà dans cette région. »

Les chefs d’Etat du G5 Sahel : le Malien Ibrahim Boubakar Keïta, le Nigérien Mahamadou Issoufou, le Burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, le Tchadien Idriss Déby et le Mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz se sont réunis hier à Paris avec le président français Emmanuel Macron pour accélérer la mise en place de cette force commune.

« Les promoteurs de la Force commune G5S devront avoir à l’esprit que la construction de cette force, et plus largement le règlement des crises sahéliennes, n’est pas uniquement une affaire d’armes et d’argent », a prévenu l’ONG.

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