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Op-Ed

«La Fontaine a fait parler les…

Les donneurs de leçons de la presse se réveillent enfin. Ils débattent de la plume et de la déontologie comme les sortants invétérés de la Harvard.

Limite, raison leur est acquise puisque les portes du débat leur est grande ouverte les faisant pénétrer dans l’Olympe qui les a fait naître de la cuisse de Jupiter sans toutefois chercher sont qui ces petites gens vraiment.

Leurs identités diverses et hybridée-débridée, leurs parcours selon les moulins à vent, leur itinéraire derrière les buissons, leur traversée magique sur un tapis volant mis en ailes par le réacteur « qui-tue-qui ».

La presse, vous en parlez, osez-vous ?
En tant que qui, en tant que quelle représentation ?
Qu’aigris souhaitant, à ce point !, se mêler des tiroirs caisses de l’ANEP dans le seul bu de priver ceux qualifiés de « petits canards »…

Ceux-là même que dans la majorité du temps abordent des sujets que les grands, et grands qu’ils seront, n’oseront de leur vie…
Les petits dans la majorité du temps, les fers des petits, leurs fers sont aux feux quand les manches des grands sont trompés de la crème des multinationales en embuscade économique chez-nous…
Les grands aux gueules encore plus grandes !

Ceux dont les BRQ des ambassades transitent par eux quand les petits guettent rotations des virgules qui peuvent affecter la richesse, qui ne semblent pas considérer : l’héritage de nos générations sacrifiées…

Les Algériens ont vu donc ce débat de fous, d’ignares, ce débat limite diffamatoire dans cette télévision dont ses propres invités ont hurlé l’illégitimité du CSA du Rndiste Chorfi, l’absence des agréments dans une télévision dé-agrémentée.

Un débat où l’un des « bavards » a ouvert le feu sur journalistes espérant se lancer dans la course des agréments : « Avant, ce sont les hommes d’affaires qui étaient tentés par la presse, aujourd’hui ce sont les journalistes eux-mêmes », « crache »- t-il.
Le lapsus ? Super.

Il est urgent, selon cette logique, de priver les journalistes d’un agrément, le médecin d’un agrément, le… pffff.
A moins que le journaliste en question ne soit adepte du mariage pour tous en ramenant à l’administration un certificat d’esclavage à la faveur d’un homme d’affaire friqué. 
C’est dit, tel quel.

Quand on pense qu’Arnaud Lagardère, avec toutes ses affaires fructueuses, est chambré en permanence par ses propres journalistes… Complexé devant eux, n’osant même pas ouvrir la bouche.

Quand on pense que ce même Arnaud Lagardère, sa Hachette, ses revues n’oserait jamais « commettre » une visite courtoise aux journalistes qu’accompagné de sa Jade adorée au risque de se faire ridiculiser par les intellectuels-journalistes… Nous comprenons aujourd’hui notre propre douleur. 

Et, nous disons que chez nous ce n’est pas le pouvoir qui piétine la presse, ni les hommes d’affaires, mais c’est bien cette population de journalistes ne maîtrisant ni la plume ni la déontologie ni la stratégie de la profession trouvant encore le moyen de donner des leçons en riant aux larmes de la pensée des autres…

Kateb Yacine, trébuchant sur un escalier après une conférence dont les gens n’avaient pas saisi l’épaisseur devant une foule qui ne s’est pas privée de se marrer en plus de lui, a eu cet extraordinaire répondant : « La Fontaine a fait parler les animaux, moi je réussi à les faire… rire ».
Riez les amis !
Riez ! De l’un des invités.
 

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