La Fondation Dar El-Ikram Cheikh Kinai Abderrahmane voit le jour – Le Jeune Indépendant
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Nationale

La Fondation Dar El-Ikram Cheikh Kinai Abderrahmane voit le jour

La Fondation Dar El-Ikram Cheikh Kinai Abderrahmane voit le jour
Cheikh Kinai Abderahmane

Le monde caritatif se renforce en cette année 2023. Présidée par le notaire et ex-magistrat Me Zerouk Chabane, la fondation Dar El-Ikram Cheikh Kinai Abderrahmane a vu le jour.

Elle a été créée au mois de décembre 2022, lors d’une cérémonie conviviale qui s’est déroulée à l’hôtel La Rose des neiges, sur les hauteurs de Chréa, dans la wilaya de Blida. De nombreuses personnalités ont assisté à la naissance de cette fondation, dont l’ancien ministre des affaires religieuses, Ahmed Merrani, et le procureur général de la République, Abdelmalek Sayeh.

A l’annonce de la création par Me Zerouk Chabane, les participants à la cérémonie ont convenu de nommer comme président d’honneur de cette fondation l’ancien Premier ministre Sid-Ahmed Ghouzali.

La fondation tire ses racines de la lointaine « La Maison des dons » dont le fondateur n’est autre Cheikh Kinai Abderrahmane, homme pétri de qualités humanitaires et connu pour ses nobles actions dans le monde caritatif, et ce au tout début de la colonisation française. Généreux et ayant le sens du partage et de l’aide aux nécessiteux, Cheikh Kinai a fait don de la totalité de sa fortune en 1861 aux pauvres et nécessiteux d’Alger, au terme d’un acte notarié officiel qui avait évalué sa fortune, à l’époque, à 1 million de francs français.

C’est justement pour perpétuer ce sens de la générosité et du partage que la Fondation Dar El-Ikram Cheikh Kinai Abderrahmane a été créée. C’est ce qui est clairement stipulé dans les statuts et le règlement intérieur de la Fondation, qui se fixe comme objectifs de faire revivre les actions caritatives de Cheikh Kinai Abderrahmane et, par la même occasion, de mettre en relief ses actions nobles pour les porter à la connaissance des futures générations.

Il convient de noter que Cheikh Abderrahmane Kina est le grand-père de la grand-mère paternelle de Me Zerouk Chabane.

Maître Zerouk Chabane

Il est originaire du mont Ibn Kinai, limitrophe du mont de Charabnia, dans les montagnes de Soumâa, à Blida, lieu de naissance de Me Zerouk Chabane. Il s’est établi très jeune à la Casbah d’Alger au début du XIXe siècle, venant de Béni Kenai, dans l’Atlas blidéen.

Il a vite appris des métiers, comme la tannerie, et s’est exercé avec brio au commerce des céréales, de l’habillement et du cuivre. Il était très proche des Dey d’Alger mais il a été choqué par l’invasion coloniale française en 1830. Il a assisté alors au drame de la destruction de la société algérienne par cette invasion française.

Il constatait, à chaque fois, que la misère gagnait des pans entiers de la société parce que les biens de ces citoyens étaient confisqués par le colonialisme français. C’est ainsi qu’il a décidé de faire don de toute sa fortune allant du foncier au fonds de commerce jusqu’à ses habits et tout ce qu’il possédait aux nécessiteux d’Alger. Une partie de cette fortune était dédiée aux handicapés et aux apprenants du Saint Coran de Sidi Abderrahmane, de Djamaâ El-Kebir, ainsi que de la mosquée Ben Saâdoune de Blida.

La Maison des dons a attiré la curiosité de nombreux écrivains, chercheurs et journalistes, bien qu’elle ait été transformée par l’administration coloniale en « bureau des dons musulmans ». Ainsi, en 1900, la revue africaine a consacré un long article sur la Maison des dons et a longuement disserté sur son fondateur Cheikh Abderrahmane Kinai.

L’hebdomadaire Echo d’Algérie, durant les années 1936, 1937 et 1938, a évoqué la biographie du cheikh, saluant sa mémoire et ses actes envers l’action caritative en Algérie. Dans une tentative de remettre sur rails la fondation ainsi que de faire respecter les actes notariés, les membres du bureau des dons islamiques se sont réunis, clandestinement, le 23 mars 1945 sous la présidence du Dr Tamzalt, mais l’administration coloniale a vite fait avorter le projet et l’a détruit avant même sa naissance. La situation est restée en l’état jusqu’à l’indépendance.

Il est décédé le 9 janvier 1868 et a été enterré aux côtés du mausolée de Sidi M’hamed El-Kebir, le fondateur de la ville de Blida.

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