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La fille de Hamel : « 500 millions comme cadeau d’anniversaire »

La fille de Hamel : « 500 millions comme cadeau d’anniversaire »

Le procès de l’ex-patron de la police Abdelghani Hamel, son épouse A. Salima et ses trois enfants, ainsi que les deux ex-walis d’Oran Abdelghani Zaalane et Abdelmalek Boudiaf, et l’ancien directeur général de l’OPGI d’Hussein Dey Mohamed Rahaimia, s’est poursuivi ce jeudi au tribunal de Sidi M’Hamed près la cour d’Alger.

Le procès a été consacré aux auditions des membres de la famille Hamel par la présidente du pôle judiciaire. Des auditions qui ont duré plus de sept heures avec trois pauses.

En détention avec trois de ses enfants à la prison d’El Harrach et six autres prévenus sur les 17 inculpés par le juge d’instruction , Hamel, qui a géré le corps de la police algérienne de 2010 à 2018 a nié, rappelons-le, tous les chefs d’inculpation retenus contre lui au cours de l’instruction judiciaire, affirmant à la présidente que tous les biens acquis lui reviennent de droit, d’autant plus qu’il les a hérités de son défunt père et qu’il n’a rien à voir avec les histoires de blanchiment d’argent ou de transfert d’argent vers l’étranger.

L’ex-premier responsable de la police algérienne, qui percevait 48 millions de centimes par mois, s’est mué en avocat lors de son intervention devant la juge. Il a déclaré : « Ma famille a été opprimée et paye un prix lourd, qu’aucune autre famille n’a subi. Je conteste qu’on en arrive à toutes ces accusations liées à la corruption. Je les rejette toutes. Je ne suis pas un corrompu. Ma famille non plus. J’ai élevé mes enfants dans le respect des parents, l’amour du pays et du travail. Hier j’étais un chef, un exemple ici et à l’étranger. »

Il a ajouté : « Je fais l’objet de graves accusations. Toute ma famille est poursuivie pour des faits à caractère pénal. Nous sommes tous innocents. »

L’épouse de Hamel et ses enfants, poursuivis tous pour « enrichissement illicite » et « trafic d’influence », ont suivi la même tactique que l’ex-général-major. Appelé à la barre pour se défendre, Ameyar Hamel a clamé en direction de la présidente : « Tous les biens immobiliers découverts en mon nom, je les ai acquis conformément à la loi. Je les ai achetés auprès de particuliers. Ces lots de terrain sont situés à Oran, Alger et Tipasa. Ces parcelles de terrain étaient destinées à la réalisation, entre autres, d’une station d’essence dans la wilaya de Tipasa. »

Il a tenu à préciser : « Je ne savais pas que ces lots de terrain, au nombre de 25, étaient des concessions et des biens de l’Etat. »

A la question de savoir pourquoi il possédait neuf comptes bancaires à travers les différentes agences implantées sur le territoire national, il a répondu : « Je suis un commerçant. J’ouvrais de nouveaux comptes à chaque fois que je changeais de domicile et de wilaya. »

Il a déclaré à la présidente : « Je gagnais 70 millions de centimes par mois et je possédais 9 400 euros. »

Interrogée, l’épouse de Hamel a déclaré : « J’ai acheté un local commercial d’une superficie de 700 M2 à un dinar symbolique. Le local m’a été cédé par le directeur général de l’OPGI d’Hussein Dey. »

Sa fille Chahinez a nié tous les faits qui lui ont été reprochés, arguant : « Je fais l’objet d’un coup monté de toutes pièces ; la somme de 500 millions de centimes trouvée dans mon compte bancaire m’a été offerte ma grand-mère à l’occasion de mon anniversaire. »

Les auditions reprendront demain avec le passage à la barre des autres inculpés et à leur tête les deux ex-ministres Abdelghani Zaalane et Abdelmalek Boudiaf, et l’ex-DG de l’OPGI d’Hussein Dey Mohamed Rahaimia.

Lire aussi : EL HAMEL, SA FAMILLE ET DES EX-CADRES DE L’ETAT DEVANT LE JUGE

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