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Nationale

La filière a besoin d’un nouveau souffle

La filière a besoin d’un nouveau souffle

La cinquième édition de la fête du miel et de l’apiculture se tient depuis deux jours à la maison de la culture de Béjaïa pour une durée de trois jours. Un rendez-vous organisé par l’association des apiculteurs et la Chambre de l’agriculture de la wilaya de Béjaïa.

Environ 35 apiculteurs et pépiniéristes y participent en exposant leurs produits. Une dizaine de variétés de miel est y exposée : miel de romarin, de chaîne, cèdre, miel produit en montagne, en forêt aux fermes, etc.

Il faut être un spécialiste ou un habitué pour reconnaître le miel de bonne qualité. Les participants sont venus de plusieurs communes de la wilaya et aussi d’Oran de Médéa, de Tizi-Ouzou, etc.

Les stands ont été aussi garnis de produits liés à leur activité. On y trouve outre le miel, de la cire d’abeille, du savon, du sirop, etc. Une manière à eux de diversifier leurs produits afin de maintenir en vie leur activité devenue de plus en plus difficile. Des apiculteurs proposent au même public des gâteaux et d’autres produits fabriqué à base de miel, etc.

Cette manifestation agricole vise à faire le point sur le développement de la filière et essentiellement les contraintes à laquelle elle est confrontée. Cette année « la production est très faible et le rendement l’est encore plus », de l’avis même des apiculteurs présents à cette fête. Ainsi, le rendement est à peine de 6 kilos (ou litre) par ruche et parfois de 4 ou 5. Durant les années précédentes, le rendement était plus important. « Il était de 20 à 25 litres par ruche », nous signale-t-on.

Même la qualité a beaucoup diminué à cause des aléas climatiques tels que la sécheresse, la pollution, les incendies, le froid glacial, la canicule, etc.

Il y a lieu de rappeler que, d’importantes quantités de ruches sont détruites chaque année par les feux de forêts et cela freine les efforts des apiculteurs, de plus en plus, sont bien imprégnés de l’élevage des abeilles.

Justement, ces derniers s’organisent en vue de trouver les moyens d’augmenter les potentialités de la production et protéger ainsi les colonies d’abeilles des maladies. Mais cela ne peut se faire que par la formation – que certains en ont déjà bénéficié – et dont majorité n’est pas encore initiée.
Il s’agir aussi pour eux d’améliorer la qualité du miel, du pollen, des essaims et également arriver à maîtriser les techniques d’élevage d’abeilles.

Des médecins vétérinaires, des chercheurs, y sont invités pour dispenser des communications dans ce sens. Il s’agit aussi de sensibiliser, durant cette manifestation, les autorités à prendre en charge les essaims étrangers qui sont ramenés par des apiculteurs dans la région, en assurant un service de prévention pour éviter la transmission des maladies et la prise en charge des risques liés à la venue d’abeilles d’origine inconnue et mieux soutenir la filière.
Cependant, le miel reste un produit de luxe pour les Algériens car son prix est excessivement cher. Il varie entre 3 000 à 5 000 DA.

Et pourtant les apiculteurs sont confrontés eux aussi au problème de commercialisation. Il y a lieu de rappeler que le nombre des apiculteurs dans la wilaya est d’un peu plus de 1000 pour 34 000 ruches modernes et 3 500 ruches traditionnelles. Ce qui reste de loin très peu par rapport à la demande et au prix appliqué au litre de ce produit très prisé.

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