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Nationale

La fièvre électorale fait monter la pression

La fièvre électorale fait monter la pression

Au fur et mesure que l’on s’approche de la date des élections communales et de wilayas, prévues au mois de novembre prochain, les luttes et les batailles rangées entre militants se multiplient au sein du FLN.

Les vieux démons reprennent le dessus avec les mêmes méthodes alors que tout le monde s’attendait à ce que la campagne de la collecte des candidatures se déroule sans accroc au vu de la dernière note interne n°12 adressée récemment par le SG, Ould Abbes incitant à la vigilance et à la mobilisation des troupes.

La mouhafadha FLN de Souk Ahras a connu avant-hier une altercation verbale entre le mouhafedh Rebaï Djelaïlia, et le maire de cette ville, Benabid Djamel.

Des témoins rapportent que l’affrontement physique a été évité de justesse, n’était-ce la présence d’un membre du bureau politique dépêché la veille par la direction nationale qui a joué aux pompiers en raisonnant les deux responsables. Chacun des deux voulait placer ses hommes dans la commission de candidatures afin de peser plus tard dans le choix des candidats.

Cet incident, le premier du genre signalé, est caractéristique du mode de fonctionnement du parti qui a chaque échéance électorale, se trouve prisonnier des luttes intestines ou de l’ego surdimensionné de certains responsables locaux qui font la pluie et le beau temps.

Le parti majoritaire qui veut éviter un autre fiasco électoral-, il a perdu plus de 50 sièges au législatives par rapport au score de 2012- a pourtant pris les devants en instaurant des critères précis en vue de la désignation des membres qui doivent composer la commission de candidats.

Malgré les tensions qui traversent le FLN, le SG met déjà le cap sur les prochaines élections locales, avec l’objectif de voir le parti conforter son statut de première force politique du pays.

Dans une instruction publiée sur le site officiel du parti, Djamal Oud Abbas appelle les superviseurs, les secrétaires des mouhafadate et les présidents des commissions transitoires, au respect d’une « série de conditions et de normes dans l’opération d’élaboration et de classement des listes de candidatures », conformément aux statuts et au règlement intérieur du parti.

« Programme du président de la République, ancienneté du militant avec une certaine souplesse à l’égard des catégories des jeunes et des femmes, crédibilité, intégrité, enracinement dans les milieux populaires et la bonne réputation du candidat » sont les critères définis par le patron du FLN.

L’instruction du SG FLN exclut des listes de candidatures « ceux qui se sont portés candidats dans d’autres listes ou ceux qui se sont présentés contre le parti durant les législatives de mai 2017 ». Par ailleurs, l’instruction interdit aux candidats des prochaines élections locales d’assister aux délibérations lors de l’examen des dossiers de candidature. Les candidats ne doivent pas être membres de deux commissions différentes.

Peine perdue puisque les mêmes scènes de pugilats reviennent à chaque fois et à la veille de chaque scrutin au grand dam des dirigeants du parti qui n’arrivent pas à stopper ses dérives nées de la gestion des précédents SG qui se sont succédé depuis 2000. Autant avec Benflis, Belkhadem que Saadani, les mêmes scènes ont caractérisé les gestions antérieures.

Il faut dire que la position du parti et son poids sur la scène nationale, à l’inverse des autres formations politiques ne laisse aucun militant indifférent. Conscients que le parti est assuré de gagner les élections, les ambitions de ces militants sont démultipliées à chaque rendez-vous électoral.

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