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Nationale

La femme algérienne: Entre volonté d’émancipation et tabous

La femme algérienne: Entre volonté d’émancipation et tabous

En Algérie le 8 mars, journée internationale des droits de la femme, est une des dates universelles les plus célébrées. Cela témoigne du degré d’importance que la femme algérienne accorde à l’ouverture vers le monde moderne et de sa volonté de participer à l’édification de sa société. Cependant, cette évolution ne doit surtout pas amoindrir ou se faire au détriment des valeurs contenues dans les traditions ancestrales, valeurs dont elle est personnellement la gardienne.

Ainsi, la fête du 8 mars est fortement célébrée en Algérie avec un riche programme d’activités artistiques et culturelles. C’est aussi l’occasion pour la femme algérienne de s’affirmer et de sortir en masse ce jour-là. Tout lui est facilité, la gratuité du métro, de l’ensemble des spectacles, des prix d’habillement revus à la baisse, un hommage appuyé et une reconnaissance de la société. La femme algérienne a beaucoup évolué. Elle peut être ministre, directrice d’entreprise, professeur de médecine. Elle fréquente l’université et atteint souvent les plus hauts grades. En plus, elle peut être écrivain, artiste, comédienne, réalisatrice de cinéma et très peu d’activités jusque-là réservées aux hommes lui sont inaccessibles.

C’est un long chemin parcouru par la femme algérienne en quelques décennies, elle qui était durant la nuit coloniale muette et soumise. Elle a gagné son émancipation, bien que le code de la famille ne lui soit pas encore tout à fait favorable, comme par exemple le fait d’avoir un tuteur, c’est-à-dire le père, le frère ou un proche de la famille pour pouvoir se marier alors que l’homme n’a besoin de personne. Mais ce code lui a par ailleurs considérablement défendu ses droits. Si elle divorce par exemple, le logement familial lui revient légitimement.

De plus, le code de la famille maintient le fait, promu par la religion musulmane, de responsabiliser entièrement le mari à assurer un toit au ménage, de le prendre en charge ainsi que de faire vivre toute la famille, sans toucher aux biens de son épouse ni compter sur ses revenus si elle travaille .

Maintenant que la femme algérienne est citoyenne à part entière avec les libertés acquises, se sent-elle des ailes pour mener une vie étrangère à sa société, à ses racines, à son identité ? Il n’en est pas question !

La femme algérienne est un modèle de pratique religieuse. Très pieuse, elle pratique la religion en silence, discrète et effacée, bien loin de l’obscurantisme, du fondamentalisme, de la haine ou de la violence. Elle fait ses cinq prières à l’heure sans montrer à son entourage l’accomplissement de ce devoir religieux pour gagner plus de dévotion. Sa seule motivation est de croire avec une profonde sincérité à la grandeur du Tout-Puissant et de Son prophète Mohamed, en leur vouant une foi inconditionnelle. Elle s’en remet uniquement à Dieu dans les moments de détresse ou de solitude.

La femme algérienne, c’est aussi dans la religion, le respect entier de ses préceptes. Le mois de Ramadhan est sacré. Bien longtemps avant son arrivée, elle se prépare déjà à le vivre avec la sérénité et le rituel qui s’imposent. C’est d’abord le grand ménage à la maison. Tout doit être propre, rangé, ordonné pour apporter les meilleures conditions au déroulement de ce mois. C’est dans la joie qu’elle accueille le Ramadhan malgré le surplus de travail, notamment le marché quotidien, la longue préparation des repas et les veilles. Elle ne se plaint jamais ni ne gémit de la faim, de la soif, de surmenage, de manque de sommeil. La femme algérienne respecte le jeûne dans toute sa rigueur sans se plaindre. La religion musulmane et sa tradition ancestrale lui apportent soutien et réconfort.

D’autre part, dans le mariage, la femme algérienne est exemplaire, par la religion et la tradition, dans la fidélité. S’il y a dérapage dans le couple c’est l’homme souvent qui est responsable, jamais la femme.

Par ailleurs, dans la religion musulmane le prophète Mohamed, que le salut soit sur Lui, recommande aux hommes d’être respectueux envers les femmes en leur parlant avec douceur et surtout, de ne jamais employer la violence. Lui-même en a été un modèle. En épousant Khadidja, plus âgée que lui, il a été un exemple de droiture et de fidélité. Il l’a choyée jusqu’au dernier souffle. La mort de Khadidja l’a profondément affecté.

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