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Nationale

La discrimination positive, le violon d’Ingres de Hanoune

La discrimination positive, le violon d’Ingres de Hanoune

La discrimination positive, un concept bien nouveau en Algérie. Et c’est l’œuvre de Louisa Hanoune, l’inamovible leader du Parti des travailleurs.

En clair, l’Etat doit favoriser les communes démunies financièrement en les dotant de budgets conséquents pour se développer et se mettre à niveau avec celles qui ont des rentrées d’argent beaucoup plus importantes, à l’image de Hassi Messaoud, par exemple, qui engrange des centaines de milliards au vu de sa position géographique qui la rend proche des champs pétroliers et gaziers.

Des centaines de communes vivotent dans la misère, car ne pouvant générer de profits autres que ceux qu’elles perçoivent de l’Etat au titre de la dotation annuelle.

Ainsi, la SG du PT a plaidé, à Tizi-Ouzou, en faveur d’une « discrimination positive » au profit des communes pauvres, pour un développement local harmonieux. Mme Hanoune a soutenu l’application d’un « système de péréquation » et d’une « discrimination positive » dans la répartition des subventions publiques aux collectivités.

Cette mesure profiterait aux communes sans ou à faibles ressources financières, qui bénéficieraient ainsi de la solidarité de l’Etat grâce à des subventions qui leur assureraient la possibilité de prendre en charge les préoccupations des populations.

« Cette démarche permettrait aussi de garantir un développement harmonieux des différentes régions du pays et de lutter contre les inégalités qui risquent d’aboutir à l’émergence d’une Algérie riche et utile d’un côté, et d’une autre pauvre et inutile de l’autre, ce qui risque de causer la dislocation de la République », dit-elle.

Comme elle a insisté sur la nécessité de « la prescription à 100% d’une taxe sur l’activité professionnelle (TAP) » afin de permettre aux collectivités locales de « générer plus de ressources financières » pour pouvoir réaliser des actions de développement local et améliorer le cadre de vie des citoyens.

Au plan politique, Hanoune n’y est pas allée avec le dos de la cuillère en dressant un tableau noir de la gestion du pays depuis juillet 1962, imputant, dans la foulée, la situation catastrophique que vit le pays aujourd’hui « aux usurpateurs du FLN » après l’indépendance du pays. « Le FLN a libéré le pays et sa mission s’est arrêtée le 5 juillet 1962.

La politique d’austérité, la loi électorale, la HIISE, la menace sur les libertés, le pluralisme politique, la fraude électorale, la dégradation du cadre de vie du citoyen, la chute libre du pouvoir d’achat, la corruption, les malversations et les multiples hausses des prix sont autant de facteurs ayant terni l’image du système », soutient-elle.

Le président du TAJ, Amar Ghoul, a plaidé à Djelfa pour la consécration des assemblées communales à travers « un élargissement des prérogatives des présidents des APC, de manière à faire de l’élu un « administrateur et non un subordonné » d’une partie quelconque.

« TAJ milite pour des assemblées communales qui feront des doléances des citoyens une priorité, tout en œuvrant à leur prise en charge », a-t-il encore soutenu, soulignant que « ce principe est à la base » de son programme pour ces locales.

Le RND en mode veille

Le SG de l’ANR, Belkacem Sahli, a souligné la nécessité pour les élus de « bénéficier d’une décentralisation de la décision économique et sociale, et d’une affectation juste des ressources financières aux régions en fonction des besoins de développement ».

Aussi, a-t-il souhaité un nouveau découpage administratif pour que la commune de Bougaâ soit élevée au rang de wilaya déléguée. « Bougaâ mérite, dans la perspective d’un nouveau découpage administratif, d’être élevée en rang de wilaya déléguée », dit-il. Sahli a indiqué que si la région des Hauts Plateaux « bénéficiait de ce découpage pour lequel milite son parti, ce serait la solution de multiples problèmes de développement local ».

Le président du MPA, Amara Benyounès, a souligné à Tiaret « la nécessité de compter sur le secteur privé pour sortir le pays de la crise économique qu’il vit actuellement ».

Il a estimé que la solution à la crise économique actuelle « repose sur les entreprises du secteur privé » car, dit-il, « il est impossible que le secteur économique national se développe » dans un contexte de monopole du secteur public : « Cet objectif peut être atteint avec des réformes économiques profondes et radicales, sans dépendance aux hydrocarbures », a-t-il dit, ajoutant que « cette sortie de crise sera possible avec l’abandon du socialisme et l’adoption de l’économie de marché et du libéralisme ».

Par ailleurs, Amara Benyounès a estimé que la situation économique actuelle « est préoccupante » du fait que l’Algérie « a perdu 60% de ses recettes ».

L’ex-premier secrétaire national du FFS, Ali Laskri, a appelé à Haizer (Bouira), la société « à s’organiser en comités et associations » pour participer à la gestion des affaires de la commune et œuvrer pour la concrétisation d’un véritable développement local : « Vous devez vous organiser, constituer des associations, des comités de quartier pour pouvoir participer efficacement à la gestion à vos communes et œuvrer tous pour un véritable développement local ; c’est le moment où jamais », a insisté le membre de l’instance présidentielle du FFS : « Il faut qu’il y ait aussi de la solidarité locale pour sortir de ce marasme qui frappe les différentes régions du pays. Nous devons tous œuvrer la main dans la main pour bâtir et développer notre pays », dit-il encore. Au RND, les responsables font le dos rond ces derniers jours. Après un départ tonitruant de son chef Ahmed Ouyahia, ce dernier s’est éclipsé de la scène.

Est-ce la polémique provoquée par son entretien au journal arabophone londonien Sharq el Awssat où il fait une allusion à peine voilée à son intention de briguer un mandat présidentiel en 2019 qui l’a fait ravaler sa salive ?

Le Premier ministre et néanmoins SG du RND a pris le soin de signaler qu’il « est encore trop tôt pour évoquer l’élection présidentielle ». Il est à noter que les sorties sur le terrain d’Ahmed Ouyahia semblent déranger Djamel Ould Abbès, qui multiplie les déclarations sur la présidentielle de 2019. 

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