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Nationale

La DGSN sur les crimes de sang : 229 assassinats en 2016

La DGSN sur les crimes de sang : 229 assassinats en 2016

Les unités de la police judiciaire et de la police scientifique ont dévoilé, vendredi, le traitement de 229 affaires de meurtre et l’arrestation de 490 suspects impliqués et ce, dans le cadre du bilan annuel de l’année 2016.

En 2016, la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a traité 229 affaires d’homicides volontaires et autres affaires de coups et blessures volontaires (CBV) ayant entraîné la mort.

Selon un communiqué de la Direction des relations publiques de la DGSN, durant l’année passée, 490 personnes impliquées dans 228 affaires de meurtres ont été arrêtées.

L’âge des présumés auteurs varie entre 19 et 36 ans, dont 228 auteurs principaux parmi lesquels figurent neuf femmes, tandis que 262 complices dont 18 femmes ont été interpellés et tous traduits devant la justice pour des affaires de meurtres. Selon la DGSN, 378 parmi les 490 suspects ont été placés sous mandat de dépôt.

Par ailleurs, 225 crimes de sang ont été commis à l’aide des armes blanches, souvent des couteaux, épées et haches, alors que 4 victimes ont été tuées par arme à feu, explique la DGSN dans le cadre du bilan annuel de la police judiciaire et de la police scientifique.

Concernant les affaires d’homicides volontaires, la Sûreté nationale a affirmé que ses unités ont traités et élucidés crimes de sang ayant conduit à l’arrestation de 295 personnes dont 127 principaux suspects et 168 complices.

A propos des coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort des victimes, les unités de la police ont traité et élucidé, en 2016, 101 affaires criminelles pour lesquelles 195 personnes impliquées ont été appréhendées, dont 101 auteurs principaux et 94 complices, tous traduits devant la justice avec des preuves à l’appui.

D’autre part, la DGSN a affirmé que la plupart des crimes ont été commis suite à des rixes et autres provocations entre les antagonistes, ces deux causes représentent ; selon la Sûreté nationale, 43% des crimes de sang durant l’année passée. Les cambriolages ayant entraîné l’assassinat des victimes, sont la deuxième cause des crimes de sang, ils représentent 14, 47% du taux des affaires criminelles traitées par la DGSN en 2016.

Souvent, les voleurs tombent nez-à-nez avec leurs cibles (propriétaires des véhicules ou maisons) ce qui entraîne, souvent, l’assassinat des victimes. Puis viennent en troisième cause les conflits familiaux qui représentent 12,73% des affaires de meurtres traitées en 2016.

A cause d’une parcelle de terrain, d’un héritage ou d’un vieux conflit immobilier, de nombreux membres de familles antagonistes n’hésitent pas à utiliser la violence, notamment des armes à feu ou blanches. Ce genre de crimes est en hausse inquiétante, affirme la DGSN.

La quatrième cause qui provoque souvent des meurtres de personnes sont les conflits financiers ; la DGSN a expliqué que 6,14% des affaires criminelles commises en 2016 sont relatives à ce prétexte.

La vengeance est aussi un facteur éminent qui provoque les crimes de sang ; cela représente 5, 70% des affaires de meurtres recensées en 2016, ajoute la DGSN. Comment lutter contre les crimes de sang ? La DGSN a appelé hier les citoyens à coopérer contre l’inquiétante hausse des affaires de meurtres en dénonçant les criminels qui n’hésitent pas à assassiner pour de l’argent.

La culture de dénonciation des criminels est un atout pour la DGSN qui rappelle aux citoyens l’existence des numéros verts « 15 48 » et le « 17 » qui sont en service 24/24 pour alerter la police en cas de crime. Le rôle des citoyens, ajoute la DGSN, est capital pour bien mener des enquêtes et arriver à l’identification et l’arrestation des criminels.

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