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La demande mondiale en pétrole atteindrait 1,4 million de barils par jour

La demande mondiale en pétrole atteindrait 1,4 million de barils par jour

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a revu à la baisse ses prévisions sur la demande pétrolière sur le marché mondial au cours de cette année. L’organisation internationale, basée à Paris, s’attend à un ralentissement sur la consommation à partir du second semestre, expliquant cela notamment par « la hausse des prix ». L’organisme s’attend à ce que la demande mondiale de pétrole progresse de 1,4 million de barils par jour (mbj) en 2018, contre 1,5 mbj annoncés le mois dernier. Sur l’année, la demande devrait s’établir à 99,2 millions de barils par jour, selon l’AIE. Si la demande au premier semestre a été soutenue par « un solide contexte économique » et par « une météo froide » en Europe et aux Etats-Unis, elle devrait ralentir au deuxième semestre, notamment à cause « d’un récent bond des prix du pétrole », explique l’Agence. En avril, la production de pétrole est restée stable, autour de 98 millions de barils par jour.

La question de la production iranienne, troisième producteur de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), reste incertaine avec le rétablissement des sanctions économiques par les Etats-Unis. « Il y a une incertitude compréhensible sur l’impact potentiel sur les exportations iraniennes qui représentent aujourd’hui 2,4 millions de barils par jour », note l’AIE. « Les exportations iraniennes de brut avaient baissé de 1 million de barils par jour lorsque les sanctions internationales étaient appliquées entre 2012 et 2015, mais seul le temps dira quelle sera l’ampleur du dérèglement cette fois », ajoute l’agence. L’organisme relève aussi « l’accélération du déclin de la production » au Venezuela en raison de la crise politique. Cette double incertitude en Iran et au Venezuela « pourrait constituer un défi majeur » pour les producteurs, en termes de nombre de barils mais aussi de « qualité du pétrole », selon l’AIE. Les cours du pétrole ont connu un net recul à partir de l’été 2014 en passant à 30 dollars, en raison d’une baisse de la demande et d’une surabondance de l’offre.

Cette chute spectaculaire a entraîné un lourd déficit budgétaire chez les pays producteurs, dont l’Algérie qui a vu ses recettes d’exportations d’hydrocarbures passer de 60,3milliards de dollars en 2014, à 32,7 milliards en 2015 et 27,1milliards en 2016. Les membres de l’organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP), qui représente 30 % du marché mondial, se sont alliés à la fin de 2016 avec des pays producteurs non membres de l’organisation, dont la Russie, pour soutenir les prix de l’or noir en limitant leur production. Depuis, les cours reprennent progressivement pour s’établir fermement au-dessus de 60 dollars le baril.

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