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Nationale

La délégation marocaine chassée du sommet Afrique-Japon

La délégation marocaine chassée du sommet Afrique-Japon

La délégation marocaine conduite par son ministre des AE a été chassée du sommet Afrique-Japon qui se tient à Maputo, au Mozambique, pour son irrespect envers la charte pourtant signée par le Maroc qui stipule la reconnaissance officielle de tous les membres de l’organisation.

Et pour enfoncer le clou, l’Union africaine (UA) vient d’adresser au Maroc un sévère avertissement en lui exigeant « le respect de l’organisation africaine en tant que bloc uni aux niveaux régional et international », et demandé à la délégation marocaine qui participe aux travaux de la réunion ministérielle du sommet du partenariat entre l’Union africaine et le Japon de « s’asseoir aux côtés du Sahara occidental » en guise de respect de l’unité des institutions et des organes de l’organisation.

La directive de l’UA est intervenue quarante-huit heures après les tentatives marocaines (durant trois jours), d’imposer ses positions visant à « écarter le Sahara occidental » des travaux du sommet Afrique-Japon qui se tient au Mozambique.

Le Maroc a tenté de s’opposer à la présence d’une délégation officielle de la RASD reconnue par l’UA et membre à part entière de l’organisation, lors d’une réunion ministérielle de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD).

Le Maroc n’en est pas à sa première tentative. En novembre 2016, il a claqué la porte du sommet de Malabo en Guinée équatoriale. Sept pays arabes (l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahrein, le Qatar, le Sultanat d’Oman, la Jordanie et le Yémen), ainsi que la Somalie, ont emboîté le pas aux Marocains pour protester contre la participation d’une délégation du Front Polisario représentant la République arabe sahraouie démocratique (RASD).

Cette fois-ci, la majorité des pays africains ont tous tourné le dos au Maroc qui, depuis son retour à l’UA, joue à ce jeu : « Nous avons demandé leur retrait de cette réunion placée qui ne reconnaît pas la RASD.

Mais la partie mozambicaine a voulu les faire rentrer de force en nous empêchant d’accéder à la salle », affirme un responsable marocain. Les services de sécurité mozambicains ont empêché la délégation marocaine de pénétrer dans la grande salle.

L’effet boomerang n’a pas épargné cette fois-ci le Maroc, qui se voyait déjà en terrain conquis. Il a dû, la mort dans l’âme, accepter la décision et repartir bredouille, laissant la réunion s’achever tranquillement.

La presse marocaine, qui a fait l’écho de cette mésaventure, parle d’agression envers le ministre. Or à aucun moment la délégation marocaine n’a été touchée ou maltraitée comme le donne à penser le ministre marocain, un habitué des mises en scènes folkloriques comme le montre une vidéo qui circule sur le net.

On voit un membre du service de sécurité mozambicain bloquer l’entrée à la délégation marocaine : « no Morroco, no Morroco » disait le garde mozambicain. Cette interdiction est survenue à la suite du comportement honteux et incivil du ministre marocain qui a tenu à prendre la parole et à exiger du pays hôte de chasser la délégation sahraouie de la réunion.

La position « ferme » de l’UA en faveur de la participation du gouvernement sahraoui à la réunion ministérielle du sommet de partenariat UA-Japon, a poussé le Maroc à « employer la violence physique et verbale » à l’encontre de la délégation sahraouie, conduite par le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Salek.

Après moult palabres, les Marocains ont pu rentrer et rejoindre leurs sièges. Depuis son retour au sein de l’Union africaine (UA), le Maroc est dans une démarche d’obstruction totale faisant fi de toutes les conventions et lois. L’UA a en outre demandé à la délégation marocaine de « prendre place » à côté de son homologue sahraouie qui participe aussi à cette réunion.

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