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Nationale

«La Déclaration d’Alger» scelle une réconciliation historique des Palestiniens

«La Déclaration d’Alger» scelle une réconciliation historique des Palestiniens

Les  factions palestiniennes ont signé, ce jeudi  13 octobre, «la Déclaration d’Alger» qui met fin à plus de 15 années de division et de luttes intestines qui ont contrarié leur cause nationale. Cet accord historique sous l’égide de l’Algérie constitue une plateforme solide pour la réalisation de l’unité nationale palestinienne.

La cérémonie de signature s’est déroulée au Palais des nations à Alger, le même lieu historique qui a abrité il y a près de 34 ans la proclamation de l’Etat de Palestine par le défunt Yasser Arafat. Après plusieurs tentatives de pays arabes notamment l’Arabie Saoudite et le Qatar, c’est finalement l’Algérie qui a réussi la prouesse de réconcilier les 14 factions palestiniennes après plusieurs mois de discussions et de concertations. Une réussite historique pour la diplomatie algérienne à deux semaines du Sommet de la Ligue arabe d’Alger.

Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune a affirmé, que la signature de «la Déclaration d’Alger» pour l’unification des rangs palestiniens constituait une journée mémorable », dans l’attente de « la concrétisation effective de l’édification de l’Etat palestinien indépendant avec El Qods pour capitale ».

«Les mots ne sauraient décrire la grandeur de ce moment qui intervient 40 ans après la proclamation de l’Etat de Palestine par le militant martyr Yasser Arafat (Abou Ammar) dans cette même salle et sous le même toit», a indiqué le Président Tebboune au terme de la signature de la «Déclaration d’Alger». «L’Etat de Palestine a été la cible de tant de crises et complots. Mais, Dieu a voulu que nous assistions aujourd’hui à une journée mémorable, marquée par un retour à la normale», a ajouté le président de la République.

A cette occasion, le chef de l’Etat a salué les responsables palestiniens et les représentants des factions palestiniennes présents «pour avoir respecté la volonté du peuple palestinien à Ghaza, en Cisjordanie, ainsi que la diaspora. C’est aussi la volonté du peuple algérien», a-t-il dit, formant le vœu de «voir l’établissement d’un Etat palestinien indépendant à part entière sur la base des frontières de juin 1967, avec El Qods pour capitale».

La Déclaration d’Alger a été signée par 14 factions palestiniennes, dont le Mouvement Fatah, le Mouvement de la résistance palestinienne (Hamas), le Front de libération de Palestine, le Front populaire de libération de Palestine, le Parti du peuple palestinien, le Front démocratique pour la libération de la Palestine, le Front arabe palestinien et le Mouvement du djihad islamique.

Avec ses 9 principes, la Déclaration d’Alger souligne l’importance de l’unité nationale palestinienne comme base de toute résistance à l’occupation, à même de réaliser les objectifs légitimes du peuple palestinien et a consacré «le principe de partenariat politique entre les différentes forces nationales palestiniennes, notamment par le biais d’élections, de manière à permettre une large participation aux échéances nationales à venir dans la patrie, mais aussi pour la diaspora».

Il s’agit également de «prendre des mesures pratiques pour consacrer la réconciliation nationale et de mettre fin à la division, renforcer et développer le rôle de l’OLP et en activer ses institutions, avec la participation de toutes les factions palestiniennes, étant le seul représentant légitime et incontournable du peuple palestinien».

Le document prévoit aussi «l’élection du Conseil national palestinien à l’intérieur du pays et à l’étranger, sur la base du système de représentation proportionnelle intégrale, conformément à la formule consensuelle et aux lois adoptées avec la participation de toutes les forces palestiniennes dans un délai n’excédant pas un an, à compter de la date de signature de la présente Déclaration».

A cette occasion, l’Algérie a exprimé sa disponibilité à abriter la rencontre du nouveau Conseil national palestinien.

Les différentes factions palestiniennes ont manifesté un consensus sans précédent durant la conférence abritée par l’Algérie à l’initiative du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, exprimant leur satisfaction des résultats découlant de ce rendez-vous où la sincérité, l’interaction positive et l’entente ont prévalu.

Saluant le parrainage par l’Algérie de cette initiative noble qu’elle a veillé à suivre depuis une année, les participants à la conférence ont exprimé leur gratitude pour les efforts et le rôle de l’Algérie et du Président Tebboune dans le rassemblement des palestiniens, notamment avant la tenue du Sommet arabe d’Alger, prévu début novembre, qui consacrera la centralité de la cause palestinienne.

Un impact positif sur le Sommet arabe

Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra a indiqué que la réconciliation palestinienne à Alger, aura un impact positif sur les travaux du Sommet arabe prévus les 1er et 2 novembre à Alger.

«La réconciliation palestinienne est liée au Sommet arabe, étant le baromètre de la capacité des Arabes à s’unir», a affirmé M. Lamamra dans une déclaration à la presse en marge de la signature par les factions palestiniennes de la «Déclaration d’Alger» issue de la conférence d’unification des rangs palestiniens tenue du 11 au 13 octobre. «Lorsque les Palestiniens s’unissent, les Arabes s’uniront plus facilement par la suite», a-t-il ajouté.

Qualifiant la Déclaration d’Alger d’initiative de bon augure et de message clair appelant à l’unification des rangs arabes à l’image de ceux des Palestiniens, M. Lamamra a souligné que «la Palestine demeurera la cause noble des Arabes autour de laquelle ils devront s’unir et oublier leurs différends».

A une question de savoir si l’Algérie était prête à accueillir le Sommet arabe prévu les 1er et 2 novembre, le chef de la diplomatie algérienne a répondu: «nous sommes à quelques jours du Sommet et l’Algérie est prête à 200%».

Abordant la réforme de la Ligue arabe, M. Lamamra a fait savoir que cette question était inscrite en tant que clause à l’ordre du jour du sommet à la demande de l’Algérie, une clause qui ne figurait pas à l’ordre du jour depuis un moment, affirmant que «le Président Tebboune devra présenter les idées de l’Algérie concernant la réforme de la Ligue arabe».

Par ailleurs, le chef de la diplomatie a relevé l’attachement de l’Algérie à l’initiative de paix arabe de 2002, ajoutant que ce qui importait l’Algérie actuellement était le soutien à l’unité et la réunification arabe au lieu d’encourager toute initiative qui appelle à la division ».



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