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Monde

La crise libyenne sous la loupe des ministres arabes de l’Intérieur

La crise libyenne sous la loupe des ministres arabes de l’Intérieur

L’unification de la vision arabe quant à la recherche de solutions aux crises qui secouent les pays arabes en conflit constitue la base des travaux de la 35e session du Conseil des ministres arabes de l’Intérieur, prévue aujourd’hui et demain à Alger.

Même si les thèmes choisis pour cette rencontre de grande envergure restent notamment liés au terrorisme international et ses dangereux démembrements, ainsi qu’au crime transnational, à l’extrémisme violent, aux nouvelles menaces en matière de cyber-terrorisme et de cybercriminalité, au phénomène de l’immigration illégale et autres fléaux menaçant les sociétés et les Etats arabes, la question libyenne s’invitera à coup sûr dans les débats. L’Algérie directement concernée par cette crise qui secoue la défunte Jamahirya, tentera de peser de tout son poids pour amener ses invités à revoir leur copie libyenne.

Cette réunion sera donc une opportunité de plus pour Alger de réaffirmer sa détermination à aller de l’avant pour la réactivation de l’action sécuritaire interarabe et de faire connaître son expérience pionnière et les bonnes pratiques en matière de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Expérience acquise au cours de la lutte menée et remportée, faut-il le rappeler, en « solo » contre l’hydre terroriste des années 1990.

Noureddine Bedoui, qui ne manquera pas d’évoquer la situation désastreuse en Libye, aura donc la charge, en tout cas en ce qui concerne l’aspect sécuritaire de la région du Maghreb, de faire converger les visions arabes sur les menaces permanentes sur la sécurité des pays voisins, d’autant que des efforts ont été consentis pour résoudre cette crise et qui ont souvent buté sur des interférences multiples. La Tunisie et l’Egypte, pays également concernés par cette crise, devront soutenir la vision algérienne. Les conflits en Libye, en Syrie et en Irak ont engendré d’autres problèmes tels le trafic d’armes et l’émigration clandestine, constituant, au demeurant, une source d’inquiétude pour toute la région.

Il est donc évident qu’il planera sur ce rendez-vous l’ombre des conflits qui secouent les pays cités, en sus du Yémen, qui restent de sérieuses menaces pour la plupart des pays arabes ayant des frontières avec eux.

Autre sujet qui sera aussi évoqué lors de ce rendez-vous, les répercussions de ces conflits sur la quasi-totalité des pays arabes. Ces crises ont, en effet, généré un important nombre de groupuscules ou même d’individus extrémistes de nationalités différentes et qui, désormais, sont porteurs de fléaux sociaux qui constituent des menaces pour la stabilité des pays dont ils sont originaires.

La rencontre organisée sous l’égide du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, devait se tenir en Liban. Pour des raisons qualifiées de politiques, le pays du Cèdre s’est désisté, Alger s’est alors engagé à prendre le relai. Le secrétaire général du Conseil des ministres arabes de l’Intérieur, Mohamed Ben Ali Koumane, a d’ailleurs salué l’attention accordée par le chef de l’Etat à la réussite de la 35e session, prévue mercredi et jeudi prochains à Alger. Il a considéré, à ce propos, que « le placement de cet évènement sous son égide témoigne de l’intérêt qu’il porte à l’action arabe commune ».

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