La crise au Soudan perdure, l'Algérie prône le dialogue – Le Jeune Indépendant
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La crise au Soudan perdure, l’Algérie prône le dialogue

La crise au Soudan perdure, l’Algérie prône le dialogue

Les manifestations continuent d’occuper la rue de la capitale soudanaise, une semaine après un coup d’état mené par le chef de l’armée, le général Abdel Fattah Al Burhane, le président Abdallah Hamok a été ramené chez lui mardi soir et resté « sous surveillance renforcée » alors que l’Algérie, acteur clef au sein de l’Union africaine a appelé au retour au calme et à la reprise au dialogue entre soudanais.

« L’Algérie a condamné vigoureusement », mercredi dernier, le coup d’Etat au Soudan, estimant qu’il était contraire à l’accord politique et aux textes constitutifs des accords de Khartoum et l’accord de paix signé de Juba.

Par la même, l’Algérie a appelé l’Union africaine à mettre fin au coup d’état militaire sur le continent.

L’Algérie qui a apporté son aide en vue de la réussite des pourparlers  de Khartoum sur la crise du Darfour, a exhorté les partis soudanaises à s’assoir à la table du dialogue pour aplanir la lancinante crise de gouvernance.

Plus de deux ans après la chute du régime d’Omar El Bachir, le général Abdel Fattah al Burane, chef de l’armée soudanaise a dissous la semaine dernière les autorités de transition plongeant ainsi son pays dans l’inconnu, et le désarroi, dans un Etat d’Afrique de l’est, l’un des plus pauvres au monde.

Le déroulement normal de la transition prévoyait qu’il cède la place à un civil le 17 novembre. Après quelques mois de tensions entre militaires et civils qui se partagent le pouvoir depuis 2019, l’armée a arrêté la quasi totalité des dirigeants civils. Après ces arrestations, le général Burhane , dans une allocution télévisée a décrété l’Etat d’urgence dans l’ensemble du pays et promettant la formation d’un nouveau gouvernement pour « corriger les cours de la transition ».

Pour les partisans d’un pouvoir civil, il est celui qui veut retourner le Soudan au giron de l’armée tandis que pour ceux qui veulent un « gouvernement militaire », il est l’homme providentiel.
Agé de 61 ans, formé dans les écoles militaires égyptienne et jordanienne, le général Burhane, a coordonné en tant que commandant des forces terrestres l’envoi des troupes soudanaises au Yémen pour soutenir l’Arabie Saoudite.

Depuis sa désignation à la tête des autorités de transition, il a renforcé ses liens avec les soutiens régionaux de l’armée soudanaise, en se rendant en Egypte du maréchal Abdel Fattah El Sissi qui dirige l’Egypte avec une main de fer.

Il a également visité les Emirats Arabes unis et l’Arabie Saoudite, deux pourvoyeurs financiers cruciaux.

L’armée a aussi profité de la crise économique et des espoirs déçus de la population depuis la chute de Omar Al Bachir en 2019. Confronté à une inflation incontrôlée sur les produits de première nécessité et de la chute de la monnaie. Ces dernières semaines les civils ont perdu leur légitimité aux yeux des soudanais. Ils sont déçus de la transition et de l’incapacité des civils à s’entendre entre-eux et à améliorer leurs conditions de vie.

D’autant plus que la promesse d’un retour à la paix dans les Monts Nuba et dans les régions périphériques, où des massacres et des conflits ont toujours lieu n’a pas été concrétisée. Signalons que le coup d’Etat a été condamné à l’étranger par les USA, qui ont suspendu une aide 700 millions de Dollars à ce pays. L’Europe a elle aussi bloqué toute aide, ainsi que la banque mondiale qui a arrêté temporairement son programme d’aide. L’union africaine (U.A) de son côté a suspendu le Soudan de ses instances.

Moscou a par ailleurs, vu dans ce coup de force dénoncé en Occident le résultat logique d’une politique ratée « accompagné d’ « une ingérence étrangère d’ampleur », dans un pays où Turcs, Américains se disputent l’influence notamment sur les portes de la Mère rouge, stratégique pour leur flottes dans la région.

La confrontation entre l’armée et les manifestants dans les rues du pays s’est soldée par plus d’une dizaine de morts. « On ne quittera la rue qu’une fois le gouvernement civil réinstallé », scandaient encore les manifestants ce mercredi à Khartoum.

Le bras de fer ne semble pas cesser entre les afficionados d’un régime militaire et les partisans d’un pouvoir civil, ce qui donne à penser que l’équation soudanaise est complexe. L’ONU a pour sa part dénoncé le coup d’Etat elle a appelé l’armée soudanaise à la raison et à céder le pouvoir aux civils. Le message sera-t-il entendu?.

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