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La Coupole, 22 août

La Coupole, 22 août

Les Algériens, du moins ceux qui manifestent désarroi et commentaires enflammés sur la Toile ces derniers jours, sont mécontents du maintient du concert de l’artiste juif le 22 août prochain. Le silence, en dépit du « bons sens » encore une fois de la communication, de ceux qui ont risqué ce concert vient caricaturer définitivement la logique que se fait un ministre ordonnateur ou un responsable du pouls populaire. De l’émotion populaire.

Le concert est programmé, 7000 dinars la place et que la Coupole fête le souvenir du 20 août historique sur le rythme et les pas du RNB ! Loin des balles des assassins et des cris victimaires des enfants ensanglantés, déchiquetés par les balles et les effondrements, coincés dans un vaste camp d’exécution qui s’appelle Gaza.
Et nous ?

Nous, notre révolution a été faite !
Nous, notre 20 août à nous a été une victoire agréée par l’Histoire des rebellions justes. A cette date, nous, le 20 août 1955, alors que nos enfants subissaient le pire des cauchemars par une armée française et ses colons, alors que nous tenons notre congrès déterminant, la confiance et le soutient de tous les musulmans nous ont été acquis. Syriens et Palestiniens se battaient aussi à nos côtés. Non par sympathie seulement, surtout par droit à l’existence dans un monde où la proie, la faible nation, n’a certainement pas droit au souffle de la vie. Les Arabes, quand l’Arabie avait un sens, dans un esprit de crédulité nous soutenaient. La « thawra » algérienne des Algériens était une révolution panarabe. Et plus ! 

Nous !
Nous, ceux du 20 août, qui sera « célébré » à la coupole par un juif et ses lamentations, sa larbinerie d’innocence, son mur sali par la perfidie et sa kippa… est le symbole d’une répression, impitoyable, qui rappelle un certain jour de la victoire, le 1er Mai 1945. Il faudrait consulter le livre de l’historienne Claire Mauss-Copeaux, Algérie, 20 août 1955, insurrection, répression, massacres, ou celui de Roger Vétillard aux éditions Rive neuve. 
Nous, voilà nos symboles aujourd’hui corrompus par les nouvelles ouvertures que le peuple rejette !

Nous !
Nous étions seuls, sans nos juifs natifs d’Algérie qui aujourd’hui pleurs la pisse et les larmes de crocodiles, ces juifs qui bénéficiaient du décret Crémieux leur permettant d’être français, français raciste et français franc-maçon, de flirter, plutôt dominer à présent la suprématie d’un cercle international trop restreint, trop fermé qui finira par rebâtir un monde sur nos restes ni nos restes subsisteront encore…

Nous !
Nous n’avons plus écouté le chant de Lili Boniche qui chantait Alger sa blanche sur une valse, ni Reinette l’oranaise, ni encore moins Enrico se heurtant au mat du bateau qui se déchirait en larguant les amarres… vers la nouvelle monarchie sioniste : Fafa ! Nous !

Nous étions seuls, face à notre identité ! Face à nos armes, face à nous les Arabes et nos Berbères qui fredonnaient les noces des brebis jusqu’à cette nouvelle du RNB dont ne nous comprenons pas les nouveaux goût, ce chanteur qui ne nous enchantent pas et cette invitation la semaine d’un jour qu’on tient à nous ravir au moment où le mec fera son apparition sur scène…

Qu’il limite au moins les dégâts en ôtant sa kippa lorsque la « superbe » et « audacieuse » ministre de la Culture pénètre la Salle toujours blanche et qui risque d’être salie… ce jour-là !

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