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Nationale

La Conférence africaine des start-ups s’ouvre ce samedi :  L’Algérie au centre des politiques de l’innovation

La Conférence africaine des start-ups s’ouvre ce samedi :   L’Algérie au centre des politiques de l’innovation

Considérée comme l’un des rendez-vous les plus importants de l’année pour l’écosystème technologique africain, la Conférence africaine des start-ups (ASC) s’ouvre ce samedi à Alger. Elle réunira durant trois jours les responsables gouvernementaux et spécialistes du secteur afin de faire un état des lieux et surtout « dessiner l’avenir » de ces entreprises innovantes au niveau du continent africain.

Lancée en 2022, la Conférence africaine des start-ups s’est rapidement imposée comme un rendez-vous majeur réunissant les décideurs et experts du continent. La première édition avait donné naissance à la Déclaration d’Alger. Une feuille de route stratégique pour l’innovation africaine, adoptée ensuite par l’Union africaine en 2023.

Depuis, la conférence attire un nombre croissant de participants, de start-ups africaines, de ministres et d’investisseurs et d’importants acteurs technologiques.

Placée sous le thème « Raising African Champions » (élever les champions africains), cette 4e édition mettra en avant les success stories africaines, ces entrepreneurs qui, dans des contextes parfois difficiles, ont bâti des entreprises valorisées à plusieurs centaines de millions de dollars.

Le ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-ups et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, a récemment présenté les objectifs, les nouveautés et les dispositifs de financement qui seront au cœur de cette édition.

Lors de son intervention à la Radio nationale, Ouadah a également indiqué que l’ASC 2025 se tiendra dans la continuité du succès enregistré lors de la précédente édition de la Foire du commerce intra-africain, IATF 2025. Il a souligné que durant les travaux de la conférence, le financement des startups africaines ayant participé à cette foire sera officiellement concrétisé.

Cette thématique sera au cœur du sommet ministériel qui aura lieu en marge de l’ASC et qui abordera également les meilleures pratiques politiques dans le cadre du Best Practices Framework, l’encouragement de l’investissement, la mobilité des talents, l’impact de l’intelligence artificielle et les politiques fiscales destinées aux jeunes entreprises.

En outre, les mécanismes de financement, les fonds spécialisés et les investissements privés sont des points que le ministre a jugé les plus importants durant cet événement.

L’Algérie qui accueille cette manifestation continentale a entrepris de nombreuses mesures visant la promotion des activités de ces entreprises innovantes.

Depuis 2020, l’Algérie a en effet mis en place un écosystème fiscal et financier conçu pour accélérer la croissance des start-up. Le ministre a rappelé plusieurs leviers essentiels, à l’instar du cadre fiscal incitatif pour les start-ups labellisées, en leur permettant de bénéficier d’exonérations sur l’impôt, sur la taxe d’activité professionnelle, et sur les formalités douanières liées à l’importation d’équipements technologiques.

Ces mesures visent à réduire les charges pour permettre aux jeunes entreprises d’investir dans la croissance et l’innovation, selon le même responsable.

Le ministre a également insisté sur l’importance du fonds d’investissement dédié, qui finance directement les start-up en phase d’amorçage, les projets innovants à fort potentiel, et les petites structures technologiques qui peinent encore à attirer des investisseurs privés.

Ce fonds a pour rôle de partager le risque avec les entrepreneurs et d’encourager la prise d’initiative. Le ministre le considère comme un outil stratégique pour attirer davantage d’investisseurs étrangers.

Au-delà du fonds national, l’Algérie s’efforce d’attirer les business angels, les investisseurs institutionnels et les fonds étrangers spécialisés dans la tech africaine.

Selon Ouadah, l’un des objectifs du Sommet est de montrer aux investisseurs que l’Afrique n’est pas seulement un marché, mais un écosystème capable de générer de la valeur.

Face à l’accélération mondiale, le ministre avait en outre mis en garde contre le risque pour l’Afrique de prendre du retard dans des domaines comme l’intelligence artificielle ou la data. La clé, selon lui, réside dans la coopération, l’investissement et la valorisation des talents africains, y compris la diaspora.

Pour cette édition, plus de 40 ministres, 300 experts, 200 investisseurs, 200 exposants, et près de 25 000 visiteurs sont attendus. Le Rwanda sera le pays invité d’honneur, reconnu pour ses avancées en digitalisation.

Des pays non africains participeront également, comme le Qatar, la Slovénie, ainsi que plusieurs nations européennes, et même des pays d’Amérique latine, dont le Brésil et le Chili.



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