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Nationale

La CNAS déclare 4 200 accidents du travail

La CNAS déclare 4 200 accidents du travail

La Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS) annonce 4 200 accidents du travail survenus durant les 11 premiers mois de l’année en cours au niveau de la capitale et causant la mort de 12 personnes. Au terme de l’année 2016, les mêmes services avaient enregistré 5 500 accidents.

Une responsable du département des accidents du travail et des maladies professionnelles à la CNAS, section d’Alger, note que le plus grand nombre d’accidents déclarés à la CNAS concernent le bâtiment et les travaux publics (25%), notamment dans le secteur privé. La même responsable a estimé que les hommes sont les plus touchés.

Ce constat interpelle le patronat et les dirigeants des petites et moyennes entreprises (PME) à prendre en compte le code du travail algérien en matière de protection des employés et de prévention contre les accidents du travail. En outre, les services de la CNAS ont listé plus de 30 maladies professionnelles.

« Ce recensement permet une meilleure prise en charge de cette catégorie », indique la même responsable dans une déclaration à l’APS, avant de préciser qu’une grande partie du patronat n’assurait pas le service de « médecine du travail » qui consiste en des contrats signés avec des médecins qui rendent des visites aux ateliers et aux autres structures de travail pour prévenir les accidents.

Selon la même source, une campagne de sensibilisation pourrait être organisée au profit des employés et du patronat pour qu’ils tiennent compte du facteur de prévention dans la gestion de l’entreprise, dans le but d’éviter les risques d’accidents en milieu professionnel.

Il convient de noter que le secteur des mines et carrières figure également dans la liste des métiers pénibles à haut risque. Les chiffres de l’Agence nationale des activités minières (ANAM) sont parlants : 87 personnes ont trouvé la mort dans ce travail périlleux entre 2010 et 2016 en Algérie, alors que le nombre des accidents et incidents a été de 2 635 cas sur la même période.

La grande majorité des décès a été enregistrée dans les carrières avec un bilan s’élevant à 86 cas, alors qu’au niveau des mines souterraines un mort a été signalé. L’année 2013 a été la plus meurtrière avec un bilan de 20 morts.

Concernant les wilayas ayant connu le plus grand nombre de décès dans les carrières et les mines, ce sont essentiellement Sétif, Tiaret, Bordj Bou Arréridj, Mila et Boumerdès qui ont enregistré au moins quatre morts par wilaya de 2010 à 2016.

Quant aux causes principales de ces accidents, le Comité de direction de l’Anam cite les mauvaises manipulations et manœuvres, les glissades, les chutes, les chutes de pierres, les percussions par des objets, les heurts, le roulage (déplacements par véhicules au niveau de la carrière), les projections de pierres, les explosions, les électrocutions et les éboulements.

La police des mines, dont le rôle est de veiller au contrôle technique et administratif des activités minières, a sanctionné, durant la même période, plusieurs opérateurs exploiteurs de carrières et mines qui n’ont pas respecté les règles de sécurité pour les travailleurs qu’ils emploient, d’après la même source.

En somme, 54 carrières et mines ont été suspendues d’activité de 2010 à 2016, alors que 9 autres ont fait l’objet d’une mise en demeure, selon l’Anam qui affirme que toutes les carrières où des décès ont été enregistrés ont été fermées immédiatement jusqu’à la mise en œuvre totale des directives émises par la police des mines.

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