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Monde

La victoire contre le fascisme et la condamnation de l’histoire

La victoire contre le fascisme et la condamnation de l’histoire
Président XI : "l’histoire prouvera que la nation chinoise se dirigera sans désemparer vers son renouveau,'

Le 3 septembre 2020 a marqué les 75 ans de la victoire de la guerre anti-japonaise du peuple chinois et de la guerre antifasciste mondiale. Afin de remporter cette guerre, la Chine avait 14 ans durant, consenti des sacrifices suprêmes jusqu’à perdre 35 millions de ses citoyens. Même si cela fait aujourd’hui 75 ans depuis que le fascisme a été vaincu, l’humanité, elle, n’a pas encore oublié les souvenirs de ce passé douloureux. C’est la raison pour laquelle elle n’est pas prête à revivre le même scénario. La paix et le développement s’érigent déjà en valeur irréversible à l’échelle mondiale.

Pourtant aux Etats-unis, certains politiciens vendent actuellement des théories rétrogrades qui risqueraient de faire reculer le monde plusieurs années en arrière. Alors que l’épidémie de COVID-19 n’a pas encore donné des signes d’apaisement, ces politiciens crient déjà à la nouvelle guerre froide et appellent en même temps à la division et à la confrontation.

Cette célébration de la victoire de la guerre antifasciste devrait être une occasion propice pour tirer les choses claires et essayer de restituer la vraie histoire de cette période importante.

La Seconde guerre mondiale, déclenchée dans les années 30 par les pays fascistes, dont le Japon et l’Allemagne a touché l’Asie, l’Europe et l’Afrique, et a fait plus d’un milliard de morts et de blessés à travers le monde, jusqu’à ce que les Alliés ont vaincu les fascistes et sauvegardé la paix et la justice mondiale. C’était le début d’un nouvel ordre mondial, incarné par les Nations Unies.

Il faut noter que la victoire des Alliés sur les fascistes était le résultat de l’adhésion à un esprit de solidarité. Ils ont mis en suspens leurs divergences idéologique, politique, culturelle, et se sont concentrés sur la lutte contre le fascisme, considéré comme leur ennemi commun. Cette posture était importante dans la mesure où vaincre cette idéologie relevait d’une question de vie ou de mort.

L’histoire ne se répète pas de façon simple, mais elle présente des similitudes.
En 2020, 75 ans après la Seconde guerre mondiale, les pays du monde sont frappés de plein fouet par la pandémie de COVID-19. « Il s’agit de la crise la plus grave depuis la Seconde guerre mondiale », ont fait remarquer les médias occidentaux.

Et pour sortir de cette crise, Tom Watkins de Michigan-China Innovation Center, qui s’exprimait au cours d’une interview, a proposé une recette. « Face à cet ennemi commun de l’humanité, qui est le virus, la communauté internationale doit mettre fin aux querelles et accusations, et faire à cette crise et à ses effets dévastateurs, comme du temps de la guerre antifasciste », a-t-il rassuré.

L’Amérique a tourné le dos aux valeurs du monde
S’il y avait l’unanimité entre les Alliés à l’époque de la Seconde guerre, le contexte actuel peine encore à retrouver cette unité. Car, les Etats-Unis, parmi les Alliés de l’époque semblent sortir du cadre et s’opposent aux mêmes valeurs qu’ils avaient défendues hier.

Il suffit de bien observer la prise de position des politiciens américains, aux premiers rangs desquels le patron de la diplomatie américaine Mike Pompeo pour se rendre compte de cette volte-face des Etats-Unis. Ils ont carrément tourné le dos à l’esprit précieux de l’époque, qui est la solidarité et la coopération.

En effet, face à l’épidémie de COVID-19, l’humanité n’a d’autre choix que de coopérer en toute franchise pour résorber cette crise sanitaire qui ne finit pas de faire des victimes partout dans le monde.

Cependant, cette coopération mondiale a été entravée par les politiciens américains qui préfèrent se rabattre à l’unilatéralisme et au protectionnisme.

Aussi, ces politiciens américains, auteurs des mensonges sur la « menace chinoise », provoquent la confrontation idéologique et réclame une « nouvelle guerre froide » contre la Chine.

La victoire de la guerre antifasciste a déjà prouvé que la paix et le développement étaient attendus par le monde. Les règles multilatérales internationales établies après la Seconde Guerre mondiale avec les Nations Unies comme noyau correspondaient sont suffisantes et nécessaires pour démocratiser les relations internationales.

Il est bon de rappeler que les Etats-Unis ont été le principal concepteur de l’ordre international après la Seconde Guerre mondiale, c’est également eux qui en deviennent opposants. Ils adhèrent ou abandonnent les règles internationales à leur gré, se retirent des traités internationaux et défient ouvertement le multilatéralisme, la morale internationale et les intérêts communs de l’humanité.

A deux mois de la présidentielle américaine, certains politiciens multiplient les provocations contre la Chine, dans l’espoir de calmer l’opinion extérieure et intérieure.

Pour Jeffrey Sachs, professeur de l’Université Columbia, c’est « une erreur terrible », la tentation d’entamer une guerre froide contre la Chine, alors que le monde est pris dans le tourment de l’épidémie de COVID-19. Cela mettra en péril la sécurité mondiale, a-t-il prévenu.

Il s’agit d’une responsabilité partagée d’empêcher la reproduction d’une tragédie historique. Ce n’est qu’en sauvegardant conjointement l’ordre international et le système international avec l’ONU comme noyau, en établissant un nouveau type de relations internationales avec une coopération gagnant-gagnant comme noyau et en promouvant la paix et le développement mondiaux que tous les pays pourront tirer des leçons de l’histoire et vivre à l’abri des affres du passé.

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