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Nationale

La cécité des think tank américains

La cécité des think tank américains

Le ministère des Affaires étrangères a réagi hier à une étude publiée récemment par un think tank américain sur l’Algérie qui fait état de l’incertitude qui plane sur son devenir et misant même sur « un effondrement de l’Etat ».

La note de Robert Satloff et Sarah Fauer, deux politologues américains, prédit en effet que le système en Algérie est menacé dans ses fondements. La date de parution de la note du Washington Institute n’est pas mentionnée.

Le département de Ramtane Lamamra, sans doute au courant des origines de ce mystérieux centre, a exprimé hier son regret de voir des titres de la presse nationale reprendre des propos attribués à des personnes connues ou même anonymes, ainsi qu’à des études prétendument académiques et autres matières médiatiques dont la finalité est d’amplifier des appréciations spéculatives et tendancieuses sur la situation en Algérie et ses perspectives.

« Des titres de la presse nationale font écho, parfois de manière sensationnelle, à des propos attribués à des personnes connues ou même anonymes, ainsi qu’à des études prétendument académiques et autres matières médiatiques, pour amplifier des appréciations spéculatives et tendancieuses sur la situation en Algérie et ses perspectives », a souligné le MAE dans un communiqué.

« Qu’elles soient sourcées en France, aux Etats-Unis ou dans tout autre pays, et qu’elles se prévalent de scientificité ou s’apparentent à la cartomancie, les manifestations de subjectivité et les stéréotypes qui sont surabondamment véhiculés et fréquemment recyclés pour déformer les réalités actuelles et les perspectives de l’Algérie, ne résistent pas à une analyse élémentaire prenant en compte l’Histoire héroïque du peuple algérien et son attachement indéfectible à son indépendance et à la non-ingérence dans ses affaires intérieures », relève la même source.

Pour le MAE, « lesdites expressions publiques d’opinions étrangères n’acquièrent évidemment pas d’autorité particulière ni en tant que telles, ni du fait du pays ou de l’institution avec qui elles s’emploient à paraître associées, ni encore moins en fonction du niveau de déni des caractéristiques positivement distinctives de l’Algérie en termes tant de réalisations nationales incontestables que de contributions bien établies à la paix et à la sécurité internationales ».

« L’Algérie ne saurait être atteinte par de telles outrances », affirme le MAE qui ajoute que dans un monde chargé de contraintes et d’incertitudes face aux défis globaux et régionaux auxquels l’humanité est confrontée, « des pays comme l’Algérie qui ont triomphé de l’éclipse coloniale et défait le terrorisme, constituent une valeur sûre sur laquelle la médisance n’a pas de prise », conclut la même source.

Pour rappel, le 9 décembre 2016, Robert Satloff et Sarah Fauer sont allés au Centre marocain des études stratégiques, sans doute dans le cadre de la préparation de leur note.

Sarah Fauer a beaucoup insisté sur l’Algérie et les risques que pourrait générer l’après-Bouteflika. Cette situation est aggravée par la crise économique consécutive à la baisse des prix du pétrole, a-t-elle indiqué.Or, la structure actuelle du Washington Institut est mystérieuse sur le web.

En 1991, le journaliste Mark H. Milstein avait enquêté sur les relations entre le Washington Institute et le principal lobby pro-israélien The American Israel Public Affairs Committee (AIPAC).

Ce dernier contrôlait la présidence, la direction exécutive et la trésorerie de l’Institut. Qu’en est-il aujourd’hui ? Le site du Washington Institut ne mentionne que l’appartenance de son fondateur à la présidence du Jewish Federation Council de Los Angeles.

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