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Nationale

La BRI frappe au cœur de la camorra algéroise

La BRI frappe au cœur de la camorra algéroise

Si l’information sur l’arrestation d’un important baron de drogue, dans une opération de renseignement menée, ce 1er juillet, par la Police judiciaire, appuyé par des éléments de la BRI à l’ouest d’Alger, a été donnée à la fin de ladite journée et reprise par certains médias, les trafiquants et les vendeurs de drogue de la capitale ont été les premiers à le savoir. Car l’information a circulé comme une traînée de poudre dans ces milieux de trafic de drogue, créant même une pénurie de kif traité.

La Sûreté de Wilaya d’Alger a arrêté, la semaine dernière, un grand baron de drogue, un certain Chaâchouaâ, suite à une vaste opération antistups de haute qualité menée à l’Ouest d’Alger.

L’opération des policiers a permis également l’arrestation d’autres membres, liés au plus grand baron de drogue d’Alger.

Cette importante opération a permis, surtout, d’éliminer un grand réseau international de trafic de drogue, où Chaâchouaâ avait des liens avec d’autres chefs de réseaux de trafic de drogue à l’étranger.

Il s’agit d’une importante prise dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue menée par la DGSN . Un grand coup porté aux trafiquants de drogue qui, très vite, ont ressenti ses effets.

Le jour même de l’arrestation de ce baron de drogue, une grosse pénurie de drogue est signalée dans les quartiers d’Alger, créant des rixes entre groupes de trafiquants, et ce, à cause d’un grand manque en drogue dans les milieux de trafic mais aussi, dans l’ajustement d’un nouveau tarif après la rareté de l’offre.
Les toxicomanes qui ont l’habitude de se présenter aux vendeurs clandestins, afin de s’alimenter en drogue, n’ont pas trouvés leurs produits.

Vue le nombre important des consommateurs, de tous âges, les milieux de ventes de drogue ont été submergés par une grande demande, y compris de la gente féminine, à la recherche même d’un petit joint.
L’opération de qualité à laquelle les éléments de la Police judiciaire relevant de la Sûreté d’Alger, appuyé par la Brigade de Recherches et d’investigation (BRI), a été soigneusement préparée avec, en amont, un immense travail de renseignement.
Chaâchouaâ, est le nom de l’un des plus grands barons de drogue arrêté par les services de Police au cours de ces dix dernières années à Alger.

Son nom est derrière plusieurs affaires de trafic de drogue et ses activités clandestines et illégales s’étendent même au-delà des frontières du pays.

La « Mama », le baron de Said Hamdine et les milliards
Au cours de sa lutte sans relâche contre les réseaux de drogue et leurs cerveaux, c’est-à-dire les grands chefs appelés également barons, la DGSN a réussi à identifier, localiser et faire tomber pas moins de dix barons en dix ans.


Les quartiers chics lieux de stockage du kif

Parmi ces chefs, figure le baron de drogue appelé sous le sobriquet « La Mama », aujourd’hui âgé de 60 ans, arrêté déjà en novembre 2013 par les brigadiers anti-stups de la Police Judiciaire (PJ), lors d’une opération ciblant une luxieuse villa à Saïd Hamdine (Alger).
Il s’agit du plus grand baron de la drogue, recherché depuis plus de cinq ans dans le cadre de plusieurs affaires liées au trafic de cannabis.

C’est un récidiviste puisqu’il a déjà fait la prison durant les années 70 et 80 pour le même délit.
L’homme, âgé aujourd’hui de 60 ans, a bâti un véritable empire de la drogue, durant son tristement célèbre parcours, en arrivant à blanchir son sale argent dans l’immobilier.

Originaire d’Alger, ce cerveau du gang était très connu par les services de police. Il avait séjourné durant les années 90 en Europe (là où il a également été derrière des affaires de blanchiment d’argent), avant de décider de retourner au pays pour reprendre du « service », à savoir le trafic de drogue.

A Alger, ce grand dealer avait recruté plusieurs jeunes filles pour transporter de la drogue, avec l’aide de son bras droit connu sous le nom de « Baby ».

« La Mama », comme on le surnomme dans les milieux de trafic de drogue, avait recruté même certaines jeunes filles âgées à peine de 18 ans.
Il a aussi épousé l’une d’elle pour qu’elle devienne sa garde rapprochée. Il a acheté une superbe villa dans un quartier huppé de Saïd-Hamdine, sur les hauteurs d’Alger, afin d’éviter d’être repéré par les policiers, d’autant plus qu’il était recherché dans le cadre de trois mandats d’arrêt diffusés par des tribunaux du pays.

Avec ses acolytes qu’il les a rencontrés dans sa superbe demeure, il donnait des instructions pour chaque opération de vente de cannabis.
Son épouse, appelée « Soussou », a, à maintes reprises, participé à la livraison d’importantes quantités de drogue à ses « clients ».

En 2013, la Mama avait fixé un rendez-vous à son bras droit Baby, qui devait lui remettre 30 millions de centimes, une somme qui représente les revenus de la vente de cannabis.
C’est à ce moment-là que les éléments de la brigade anti-stups sont intervenus, en arrêtant, en flagrant délit, les deux dangereux trafiquants et l’épouse du chef.
La perquisition du domicile du baron d’Alger a également permis la récupération de 3, 5 kg de cannabis.

Lors de la même perquisition, l’épouse du baron, Soussou, a tenté de jeter de la drogue par l’une des fenêtres de la villa, mais c’était sans compter sur la vigilance des policiers, qui l’ont interpellé sur les lieux en flagrant délit.

Pour rappel, le nom de « La Mama » est cité dans l’affaire des 100 kg de drogue acheminés vers Alger en 2008.
Il est également derrière l’affaire des 25 kg de cannabis découverts à Belouizdad en 2010, et de celle remontant à 2011, lorsque les éléments de la PJ avaient traité une affaire de trafic de 5 kg de résine de cannabis, saisis à Belouizdad. En janvier 2017, un baron de drogue, natif de la wilaya de Naâma, longtemps recherché par les services de sécurité, a été arrêté par les policiers enquêteurs de la Brigade de recherche et d’investigation (BRI) de Naâma.

Qualifiant cette opération de très importante, la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), s’est félicité de l’arrestation d’un des plus grands barons les plus recherchés au pays.

Le nom de ce baron de drogue a été cité dans les plus grosses affaires de trafic de drogue aux frontières Ouest du pays.
La DGSN avait affirmé que l’arrestation du chef du trafic de drogue de l’Ouest du pays a permis de mettre fin aux activités d’un réseau spécialisé qui opérait sur l’axe des frontières avec le Maroc.

Cette opération, effectuée sur la base d’informations obtenues par les services de Police, avait été ponctuée par la saisie d’une quantité de 50kg de drogue (kif traité), un véhicule touristique, une somme d’argent estimée à 298500 DA, ainsi que l’arrestation de deux autres membres du même réseau.

Des moins d’enquêtes menées par la BRI

En juin 2011, les éléments de la PJ de la Division Centre de la Sûreté d’Alger ont mené une enquête sur un autre réseau international de trafic de cannabis, composé de quatre trafiquants notoires.
Ces derniers blanchissaient l’argent des ventes de cannabis dans l’achat de l’immobilier en plein cœur de la capitale.
Au cours de leurs investigations, les policiers avaient suivi, pendant trois mois, les activités de ce réseau international.

Le but des enquêteurs, c’était aussi d’arriver à l’identification du principal fournisseur, car c’est à ce niveau-là qu’il faut frapper.
Au bout d’une longue surveillance de trois mois, les enquêteurs avaient réussi à mettre la main sur une grosse quantité de cannabis estimée à 140 kg en plein Alger-Centre.

L’opération avait été menée, lorsque les policiers avaient localisé trois véhicules de luxe (achetés par les revenus des ventes de drogue), conduits par quatre trafiquants.
Suivant l’itinéraire emprunté par les convoyeurs de kif traité, les policiers étaient en contact permanent avec leurs collègues qui se trouvaient eux à la salle des opérations sise au siège de la Sûreté d’Alger, là où la télésurveillance veillait au bon déroulement de l’opération.

Au bout d’une heure de poursuite, les trois véhicules se sont arrêtés dans une ruelle à Alger-Centre. Les occupants se dirigeaient ensuite vers un appartement, tout en tenant entre leurs mains des sacs noirs bourrés de cannabis. A cet instant, les éléments de la PJ ont donné l’assaut.

La perquisition du domicile était qualifiée de très importante, car elle avait permis de saisir 140 kg de drogue, 400 millions de centimes (l’argent représentant les revenus de la vente de cannabis), trois véhicules de marque Peugeot 407 et l’arrestation de l’ensemble des membres de ce réseau international de trafic de stupéfiants.
 

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