La BM met en exergue les performances de l’économie algérienne
L’économie algérienne poursuit son élan et maintien les niveaux de croissance, portée principalement par les secteurs hors hydrocarbures . C’est le constat établi par la Banque mondiale qui fait aussi état de la maîtrise de l’inflation.
C’est de nouveau un constat positif qu’a établi la banque mondial qui fait état de la résilience de l’économie algérienne qui devrait maintenir les niveaux de croissance .
La maîtrise de l’inflation et la poursuite des performances de l’économie algérienne dans les secteurs hors hydrocarbures, constituent des « signaux encourageants » qui permettront de soutenir une croissance « plus vigoureuse, durable et diversifiée », a estimé Daniel Prinz, économiste de la BM pour l’Algérie, lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation du nouveau rapport semestriel de l’institution sur la situation économique du pays.
« L’allégement des pressions sur les prix et la performance soutenue des secteurs hors hydrocarbures constituent des signaux encourageants. Le maintien de ces avancées, grâce à la poursuite des réformes, peut soutenir une croissance plus vigoureuse, durable et diversifiée », a-t-il indiqué.
Selon ce rapport intitulé « Répondre aux défis climatiques et soutenir le développement durable », l’économie algérienne a poursuivi son élan en 2025, avec une croissance de 4,1% au premier semestre et une expansion attendue de 3,8% sur l’ensemble de l’année.
C’est les secteurs hors hydrocarbures qui ont porté cette croissance, enregistrant une croissance de 5,4%.
Durant le 1er semestre, la croissance économique hors hydrocarbures est qualifiée de « robuste » et « dynamique », portée par la résilience des diverses activités économiques, la demande des ménages, les investissements, la production agricole, l’industrie et les services, a relevé la BM.
L’inflation a quant à elle a reculé à 1,7% sur les neuf premiers mois, portée par la baisse des prix des denrées alimentaires, la performance du secteur agricole, et le maintien d’un taux de change stable, a précise la BM dans son rapport.
L’institution financière internationale prévoit également que la consommation privée continuerait de stimuler le secteur des services « en expansion », et que la production agricole resterait « résiliente » tandis que l’investissement demeurerait « dynamique », durant les deux prochaines années.
Dans ce contexte, elle prévoit une croissance économique de 3,5 % pour 2026 et 3,3% pour 2027, assurant que cette croissance demeure « solide et soutenu par les secteurs hors hydrocarbures et la reprise de la production pétrolière et gazière ».
Selon l’économiste de la BM, la production d’hydrocarbures en Algérie devrait aussi suivre une tendance haussière en raison de la reprise progressive de ses quotas dans le cadre des ajustements décidés par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliées (Opep+) sur la période de projection.
« Ce qui caractérise l’économie algérienne durant le premier semestre est la poursuite de la croissance de l’investissement qui s’est encore accélérée durant cette période, stimulant ainsi la hausse des importations », a précisé Mme Henider.