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Culture

La Bataille d’Alger à l’affiche

La Bataille d’Alger à l’affiche

La Bataille d’Alger de l’Italien Gillo Pontecorvo, réalisé en 1966 et co-produit par Igor Films et Casbah Films de Yacef Saadi, sera à l’honneur lors de la 54e édition du Festival international du cinéma de New York qui se tiendra du vendredi 30 septembre au dimanche 16 octobre.

Ce chef d’œuvre sur la guerre de libération nationale, dans la Zone autonome d’Alger, sera présenté dans la section Revivals du 54e Festival du film de New York. Section qui consiste à satisfaire les amateurs de vieux films, mais pas que.

Des films comme La Bataille d’Alger sont classés dans la liste des meilleurs films de l’histoire du cinéma dans le monde, une référence qui renvoie également à revoir la création d’auteurs et de cinéastes de renommée internationale.

Aussi, le film de Gillo Pontecorvo (scénario coécrit avec Franco Solinas, 121 minutes, sortie en DVD le 8 novembre 2004 en France) fêtera le 50e anniversaire de sa première diffusion lors de l’ouverture de la cinquième édition de ce festival en 1967. Il célèbre ses cinquante ans et doit être préservé autant que toute une série de films algériens (restauration annoncée en juin dernier par le ministère de la Culture).

La Bataille d’Alger, une co-production italo- algérienne, offre un regard nouveau sur la guerre d’Algérie. D’autant qu’il donnera plus d’envergure au sujet en étant réalisé en noir et blanc. Son réalisme est dû aussi au choix du casting, des acteurs non-professionnels étant engagés.

Il recevra le Lion d’Or (meilleur film) à la Mostra de Venise en Italie (23e édition, 1966), il sera nominé aux Oscars de l’Academy Awards à Los Angeles : l’Oscar du meilleur film étranger en 1967, l’Oscar du meilleur réalisateur en 1969.

Toujours est-il que cette œuvre intéressera les mouvements de libération, elle sera même étudiée par le Pentagone après l’invasion de l’Irak, elle demeure l’un des supports d’études pour des chercheurs et des universitaires en Europe et ailleurs en dépit de son interdiction de diffusion en salles par la France tout au long d’un demi-siècle (en 1971, le film obtenir son visa d’exploitation en France, mais il sera très vite retiré des écrans).

La Bataille d’Alger est programmé dans nombre de festivals, y compris aux Etats-Unis d’Amérique en 2012, dans le contexte du cinquantenaire de l’indépendance d’Algérie.

Dans la même section Revivals du rendez-vous new-yorkais, les cinéphiles (re)verront, entre autres, L’argent (1983) du réalisateur français Robert Bresson, Harlan County (USA, 1976) de l’Américaine Barbara Kopple qui a fait ses débuts au festival il y a 40 ans.

Le festival rend hommage aussi l’un des chefs de file de la Nouvelle Vague, le Français Jacques Rivette, avec la programmation de ses trois premiers courts-métrages. Il y aura également Ugetsu Monogatari (1953) du réalisateur japonais Kenji Mizojusci ; Taipei Story (1985, Taïwan) d’Edward Yang qu’il a co-écrit avec Hou Hsiao-hsien et Chu Tien-wen ; Mémoires du sous-développement de Tomas Gutiérrez Alea (1968, Cuba), ce cinéaste qui est l’un des fondateurs et précurseurs de l’Institut cubain de l’art et de l’industrie cinématographiques. 

Synopsis

En 1957, en Algérie, le peuple, soutenu par le FLN, se révolte contre l’occupant français. Des deux côtés, des méthodes extrêmes sont utilisées : la torture par l’armée française et le terrorisme par les Algériens en révolte contre le pouvoir en place. La guerre n’épargnera personne.

Dans le quartier de la Casbah d’Alger, un ancien délinquant, Ali La Pointe, refuse de stopper le combat, même quand la situation semble désespérée. De son côté, le colonel Mathieu, essaye tant bien que mal de mener sa mission, quitte à utiliser des moyens drastiques…

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