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Op-Ed

La Banque d’Algérie

Dans les nouvelles directives de la Banque d’Algérie, afin de stopper la saignée des devises commise par nos « chirurgiens » importateurs, un mot vient tout à coup de manquer aux argumentaires. Plutôt plusieurs.

On ne voit ni le mot richesse, ni la production nationale, ni le savoir-faire national… Toutes ces finalités qui feraient normalement le dessein de la stratégie économique et financière du pays.

Ces mots stimulant la croissance nationale, réfléchissant la planification contre le chômage, la production, la compétitivité, enfin une espérance à un semblant d’émergence qui nous débarrasse d’une économie construite sur la rente pétrolière profitant au clan … enfin aux clans !

Le mot richesse, donc, un mot très recherché ailleurs par tous les intervenants, chez nous par les vrais chefs d’entreprises, est quasi absent. Fallait surtout ne pas y penser ! En tout cas, les instigateurs des 10 « commandements » de la Banque d’Algérie l’ont écarté de la trame pour noyer le poisson dans le bassin des gros importateurs, punir les petits.

La richesse, par contre, est bannie même si elle devait être le dénominateur commun de tous les opérateurs économiques.
On ne sait d’ailleurs pas pourquoi le mot richesse a suscité une isolation particulière dans les petites caboches, alors qu’il est mis en avant universellement dans tous les discours des économistes et des financiers.

Par exemple, chez nous, à quel genre de richesse Issad Rebrab, le géant de Cevital, fait-il à chaque fois allusion dans ses propos ? A la production nationale, à la croissance, à l’achat des licences américaines et allemandes pour la transformation des richesses naturelles en richesses nationales dignes d’un label…
Mais la Banque d’Algérie ne le voit pas de cet œil. La Banque d’Algérie c’est qui ?
C’est quoi ?

Son gouverneur, celui qui a été le patron du CNI est, semblerait-il, Monsieur Propre. Tellement propre qu’il va finir par tout nous salir. Il hait la richesse, le gouverneur. Pour lui, avant, il ne fallait surtout pas avoir une « petite pièce » qui vaille plus de 15 millions d’euros traînant dans ses dossiers et voulant « jouer » dans des périmètres interdits.

Celui des autres. Au pire, dans celui des autres chez nous, si protégés par les nôtres qui se démarquent de nous. Laksaci a toujours aimé les mains petites et vides dans de grandes poches plus vides encore. Il, échaudé grondé et puni pour l’affaire Khalifa, n’écoutera personne. Il n’écoutera que le Président qui n’arrive plus à parler le… Président !

Ne vous reçoit pas même si vous risquez de créer un million d’emplois chaque année, même si vous créez de la richesse, de la croissance, même si vous avez la formule pour améliorer le pouvoir d’achat, combattre l’informel… Niet ! 

Créer des usines ? Ils n’en veulent pas des usines. La grande usine c’est l’importation et les nouvelles directives. De l’emploi ? Non plus. Les jeunes s’emploient aux murs des lamentations… sociales. De la richesse ? Même pas en rêve.

Alors, nos grands chefs d’entreprises ont trouvé la formule magique : appliquer l’arme du Marchand contre le Prince. Regarder ailleurs…. Agir sur les directions et non sur les directives !

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