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Nationale

La baisse des liquidités bancaires donnera le déclic à la Bourse d’Alger

La baisse des liquidités bancaires donnera le déclic à la Bourse d’Alger

Les entreprises privées ont toujours boudé la Bourse d’Alger ; mais la conjoncture économique marquée par le stress financier, engendré par la baisse des recettes pétrolières, pourrait donner
à la Bourse le rôle qui lui revient en tant que palliatif du financement des entreprises, selon le directeur général de la Société de gestion de la Bourse des valeurs (SGBV), Yazid Belmihoub.

Lors de son passage à l’émission « L’invité de la rédaction » de la radio Chaîne 3, le premier responsable de l’institution financière a expliqué le désintéressement des entreprises nationales par l’entrée en Bourse, affirmant que le manque de culture boursière, l’absence d’environnement et de ressources humaines spécialisées, mais surtout la surliquidité et les mécanismes d’aides instaurés, auparavant, par les pouvoirs publics ont « évincé » la Bourse comme moyen de financement.

Mais selon ses propos optimistes, quant à l’avenir de la Bourse en Algérie, Belmihoub a estimé que « la baisse des liquidités bancaires et le stress financier qui s’est installé » changeront la donne en donnant toutes les chances à la Bourse d’Alger pour devenir un palliatif du financement des entreprises.

Mais pour atteindre cet objectif, le premier responsable de l’institution financière cite d’autres mesures d’accompagnement, outre l’exonération de l’impôt sur les placements et la réduction de l’impôt sur l’IBS, estimant que le facteur fiscal ne suffit pas pour dynamiser le marché.

« Ces mesures adoptées jusque-là n’ont pas attiré les sociétés privées », a-t-il argué en étalant le bilan « peu reluisant » de la Bourse d’Alger. « Les entreprises cotées en Bourse se comptent sur les doigts d’une seule main avec quelque 45 milliards de dinars (457 millions de dollars) de capitalisation, contre une capitalisation de 10 milliards de dollars visée par cette institution », a-t-il détaillé.

Espérant que la nouvelle donne économique du pays et le Nouveau modèle de croissance adopté par le gouvernement favorisent l’émergence d’un marché boursier national, l’orateur invite les entreprises privées visibles à se joindre à « la Bourse d’Alger », pour bénéficier non seulement d’une possibilité de financement, mais aussi d’un gage de garantie pour l’exportation.

Pour rappel, les entreprises présentes sur la place boursière sont Saidal, El-Aurassi, Alliance Assurances, NCA Rouiba et Biopharm. A propos de l’introduction en bourse de 8 autres entreprises publiques, comme annoncé en 2013, il a répondu que c’est toujours « maintenu », sauf que le processus sera « un peu long ».

Le premier responsable de la Bourse d’Alger a déclaré que « l’introduction de ces entreprises nécessite un long processus », précisant, cependant, que l’étape d’évaluation de certaines d’entre elles, à l’instar de Mobilis, du CPA et de Cosider, « est pratiquement achevée ».

La Bourse d’Alger, qui ne compte dans son portefeuille que 5 sociétés, espère, selon son DG, créer le déclic nécessaire avec la cotation de ces 8 entreprises, pour en attirer d’autres, notamment celles du secteur privé.

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