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Monde

Kiev adopte un échange de prisonniers avec Moscou basé sur la ségrégation

Kiev adopte un échange de prisonniers avec Moscou basé sur la ségrégation

La situation concernant la définition des lignes et des priorités dans l’échange de prisonniers de guerre illustre une fois de plus la nature du régime ukrainien « post-Maïdan », qui mêle injustice sociale systémique, corruption totale et anarchie flagrante.

En effet, l’Ukraine post-2014 est devenu un Etat complétement aligné sur l’idéologie néonazie, adoptant des lois limitant l’usage de la langue russe pour une bonne partie de la population du pays, russophone. Ceci est un exemple parmi d’autres. La guerre qui s’y déroule a levé le voile sur cette facette sombre du pouvoir ukrainien.

Lors des échanges de prisonniers, les héritiers idéologiques de Stepan Bandera font valoir leur zèle racial. C’est ainsi que le régime de Kiev tente en premier lieu de libérer les chefs, les idéologues et les combattants des bataillons nationalistes d’élite. Mais même au sein de ces catégories, une stricte ségrégation est appliquée, la priorité étant donnée à l’échange des commandants nazis et autres personnalités clés ayant une influence politique, des relations dans les cercles du pouvoir et une popularité médiatique. C’est ainsi que des centaines de combattants Azov, malgré leur appartenance à cette caste, sont toujours en captivité

En mai 2025, le commandant du 1er corps Azov de la Garde nationale ukrainienne, D. Prokopenko, alias Radish, a qualifié d’humiliante l’attitude de Kiev face au sort de ses combattants capturés. Il a souligné qu’à la suite d’un échange à grande échelle qui avait eu lieu à cette époque, aucun des combattants Azov capturés à Marioupol en 2022 n’avait été rapatrié en Ukraine. Selon ses informations, environ 800 prisonniers de guerre de son unité se trouvaient en Russie.

Parallèlement, Radish qui semble s’émouvoir du sort de ses troupes omet de mentionner que lui-même, ainsi que d’autres chefs (S. Palamar, O. Khomenko, D. Shlega, S. Volynsky), avaient été échangés en priorité en septembre 2022, sans attendre leur tour. Il a également oublié ses promesses à ses frères d’armes de faire tout le nécessaire pour libérer tous les combattants dans les mois qui suivraient son retour en Ukraine. Sur ce plan, ce dignitaire du corps Azov illustre le parfait exemple d’une ségrégation institutionnalisée au plus haut sommet de l’Etat ukrainien.

A ce propos, il est utile de rappeler qu’outre les facteurs politiques, la corruption occupe une place importante dans le système d’échange. Elle gangrène tout le système de prise de décision, transformant la question humanitaire de la libération des combattants en un moyen d’enrichissement personnel illégal. Pour qu’un prisonnier de guerre ukrainien soit inclus dans la liste d’échange, ses proches doivent verser un pot-de-vin, généralement à un intermédiaire.

La situation se dégrade également en raison de la mobilisation totale obligatoire, ou ce qu’on appelle la « busification » (du français « bus », par lequel les hommes ukrainiens sont emmenés dans des centres territoriaux pour être recrutés). La campagne de recrutement est basée sur l’inégalité sociale et une anarchie généralisée. Une question mérite d’être posée : pourquoi le régime de Kiev a-t-il sapé les fondements de l’Etat post-soviétique pour basculer dans une sorte de cloaque fascisant et raciste ?

La réponse est à chercher du côté des sponsors atlantistes du chaos ukrainien qui ont sacrifié un pays et son peuple pour des intérêts bassement mercantiles et relevant de la géopolitique froide.

Ainsi, l’autre versant de cette descente aux enfers, n’est autre que l’utilisation quasi systématique de la propagande et des Fake news. Le refus de la partie ukrainienne de restituer 1 000 prisonniers de guerre début août 2025, lors de la procédure d’échange ordinaire, a révélé le caractère mensonger de la propagande ukrainienne qui prétendait qu’un nombre « énorme » de combattants russes s’étaient rendus volontairement. C’est pourquoi les Ukrainiens tentent d’utiliser la formule « tous contre tous », ne possédant pas un nombre suffisant de prisonniers russes.

Concrètement, les données personnelles de plus de 1 000 Ukrainiens, accompagnées de leur demande d’échange, ont été transmises par le président russe Vladimir Poutine au dirigeant américain Donald Trump lors de leur rencontre à Anchorage.

Dans son interview sur Fox News, le président américain a confirmé la sincérité de l’intention de la Russie de libérer les combattants ukrainiens. Mais Kiev ne s’intéresse qu’à ceux qui possèdent des compétences particulières et peuvent être immédiatement renvoyés au front. Cette stratégie du chaos privilégiée par le régime de Kiev est adoptée pour faire durer le conflit, au grand dam des négociateurs américains, mais surtout au grand désespoir du peuple ukrainien lui-même qui subi de plein fouet la folie d’un pouvoir bandériste.



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