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Culture

Kheireddine Barberousse le retour

Kheireddine Barberousse le retour

La représentation du spectacle Barbaros/Barbarossa de l’Opéra d’Etat d’Istanbul animera, ce jeudi 03 novembre, la clôture de la huitième édition du Festival international du théâtre de Béjaïa.

D’après la chorégraphie de Beyhan Murphy, le spectacle théâtral Barbaros/Barbarossa – alliant la danse moderne à la comédie et à la musique – de l’Opéra d’Etat d’Istanbul et du Ballet de Turquie se décline en deux actes.

Il met en scène les deux personnages historiques Kheireddine Barberousse et son frère Aroudj. Contemporain de par sa conception, Barbaros/Barbarossa se décline dans des ambiances et des styles distincts. Son auteure célèbre la vie des frères Aroudj, notamment l’ainé, communément connu sous le pseudonyme de Barberousse, roi des corsaires en Méditerranée.

Le nom de ce dernier renvoie à la couleur rousse de sa barbe. Son parcours et sa vie seront entièrement consacrés à la défense et au rayonnement de l’empire ottoman. Sa vie sera longtemps liée au Maghreb, surtout, notamment aux villes de Béjaïa, Alger, Tlemcen et Tunis.

Les deux frères turcs ont œuvré un certain temps à protéger la région de la conquête espagnole, non sans imposer leur suprématie marine le long des rives de l’Afrique du Nord, trente trois années durant. Une épopée qui sera mise en poésie musicale, elle est magnifiée par une virtuose de la chorégraphie.

Ce sera un régal pour les yeux. Les spectateurs, assurément, non habitués au genre, ont réagi avec beaucoup d’enthousiasme à ce qui s’apparente à un voyage magique qui leur est familier historiquement, mais qu’ils découvrent sous ses angles mystérieux, pittoresques et artistiques, rapporte l’Agence presse service d’Algérie.

Les thèmes de batailles, la mer en furie, la mort d’hommes et la perte d’être cher, tout cela est restitué, adouci et enjolivé, et de surcroît grâce à une performance d’acteurs des plus abouties.

Les portées acrobatiques des danseurs, la spirale des mouvements, exécutée avec justesse et sensualité, la flamboyance des danseurs et leur maîtrise technique sont d’intenses moments de jubilation. Voilà une fin magique pour le Festival international du théâtre de Béjaïa. Une semaine durant, sa programmation a multiplié les surprises agréables en offrant une palette de spectacles de haute facture.

Ouvert sur une pièce, récompensée d’un double Molière, Le porteur d’histoire d’Alexis Michalik, il s’achève sur une œuvre majeure du prestigieux Opéra d’Istanbul, non sans avoir égrené une brochette d’autres spectacles d’une qualité tout aussi méritoire. Amour à ma mère de Léonore Canales, décapant d’humour, Découvertes de l’Irakien Kacem Mohamed qui croque les rapports entre l’autorité et le peuple,

La mixture magique du bonheur de l’Egyptien Chadi Edali, en quête d’une potion magique pour la félicitée mais qui n’en trouve pas, Radrigan et Beckett entre trois continents de Mauricio Celedon, un spectacle vivant joué en plein air. Autant de spectacles qui ont su gagner la ferveur du public.

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