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Nationale

Khaled Nezzar ne croit pas à une réforme du DRS

Khaled Nezzar ne croit pas à une réforme du DRS

Le général à la retraite Khaled Nezzar sort de son silence et apporte un éclairage nouveau sur la réforme en cours du DRS. L’ex-ministre de la Défense doute même des intentions du pouvoir d’aller vers de profondes réformes du département de renseignement et de sécurité (DRS), comme le laissent entendre certains cercles proches du pouvoir, et particulièrement le dernier communiqué de la présidence de la République.

Ce communiqué « ajoute à la confusion ambiante et n’apporte aucun éclairage » sur les décisions prises par le président Bouteflika, indique-t-il au site Algérie-patriotique.

Il revient sur ce fameux communiqué et indique, comme pour battre en brèche la thèse mise en avant que cette réforme du DRS date de 1989 : « Cette réforme des services de sécurité décidée par le président Chadli en 1989 sur proposition du général Khaled Nezzar, est une suite normale du retrait de l’armée du parti unique, le FLN. » Or il aurait fallu, selon Nezzar, que les « relations fonctionnelles » soient clarifiées pour éviter toute équivoque.

« Le communiqué de la Présidence ne précise pas de quelle entité relèvent les services touchés par ces changements », argumente-t-il.
Pour toutes ces raisons ajoute-t-il, « cela voudrait dire que le Président n’a fait que retirer le DRS à un responsable pour le mettre entre les mains d’un autre » et qu’en définitive, « il n’y a pas eu de restructuration des services de renseignement ».

Il en donne pour preuve la situation des locaux du DRS au sein du ministère de la Défense nationale : « Cette situation fait dire à beaucoup de gens que le DRS est sous le commandement de l’autorité militaire alors qu’il n’en est rien », précise l’ancien chef d’état-major de l’ANP, qui corrige cette idée erronée : « Le DRS relève de la présidence de la République même si ses locaux se trouvent aux Tagarins » assène- t-il.

A l’opposé, les hérauts de la modernisation du DRS estiment que le président Bouteflika veut que le DRS se concentre plus sur les questions de sécurité et devienne plus « professionnel » et « s’éloigne » des affaires politiques du pays.

Le général Nezzar impute ensuite le retard pris dans la restructuration du DRS au fait qu’au début des années 1990 et pour faire face à la déferlante terroriste qui s’est abattue sur le pays, il a fallu mobiliser l’ensemble de ses potentialités et de ses ressources pour faire échec au péril terroriste, et en confiant au DRS la mission de coordination en matière de lutte antiterroriste. Des partis politiques, à l’instar du RCD et de Talaiou el Houriet, ne croient pas à la thèse officielle.

Selon le RCD, toute cette agitation médiatique autour des luttes du sérail « est l’ultime moyen pour leurrer la communauté nationale et la détourner du statu quo actuel et des sombres desseins dans lesquels les tenants du pouvoir veulent enserrer la nation ». Le parti de Mohcine Belabbès ne croit pas à la dissolution de la « police politique » qui, ajoute-t-il, « continue à régenter la vie publique et à infliger le fait du prince ».

Pour Ali Benflis « s’obstiner à vouloir faire passer les changements intervenus dans le haut commandement de l’ANP pour une restructuration, alors que tout le monde a pu constater qu’il ne s’agissait en tout et pour tout que d’un transfert de prérogatives d’un commandement à un autre, relève d’un leurre politique dont personne n’est dupe ».

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