Kenya /Algérie : Le Moment de Vérité pour les Vertes de Farid Benstiti
La sélection nationale algérienne se trouve à la croisée des chemins aujourd’hui , à 21h00, face au Kenya, les joueuses dirigées par Farid Benstiti joueront bien plus qu’un simple match de phase de poules. Elles disputeront une rencontre fondatrice pour l’avenir de la discipline en Algérie, avec en ligne de mire une qualification pour les quarts de finale, étape indispensable pour entretenir le rêve absolu : une première participation historique à la Coupe du Monde 2027.Entre ambitions continentales, gestion de l’infirmerie, ferveur populaire et rigueur tactique, plongée au cœur du parcours, des enjeux et des défis des Vertes dans cette CAN 2026 qui fait vibrer le continent.
Le tournoi de l’Algérie dans cette phase de groupes a mis en lumière toutes les facettes de cette équipe : son talent offensif, sa discipline de fer, mais aussi la dure réalité du haut niveau continental. Placées dans une poule A relevée en compagnie du Maroc (pays hôte), du Sénégal et du Kenya, les Algériennes savaient que le moindre faux pas se paierait cher.
Le 26 juillet restera comme une date de référence pour le football féminin algérien. Face à une solide équipe du Sénégal, prétendante légitime aux places d’honneur, les Vertes ont rendu une copie presque parfaite. Dès les premières minutes, l’organisation mise en place par Farid Benstiti a étouffé les velléités sénégalaises. La libération est venue de la capitaine emblématique, Marine Dafeur, qui a transformé un penalty avec un sang-froid remarquable, récompensant la domination algérienne. En seconde période, loin de se recroqueviller en défense, l’Algérie a continué à presser haut. C’est la jeune pépite Mélissa Bethi qui, d’une frappe pure et magistrale, a mis les siennes à l’abri (2-0).
Ce succès net et sans bavure envoyait un message fort au reste du continent : l’Algérie n’est pas venue au Maroc pour faire de la figuration. le niveau est monté d’un cran avec le choc maghrébin face au Maroc, devant un public entièrement dévoué à la cause des Lionnes de l’Atlas. Ce match a tenu toutes ses promesses sur le plan de l’intensité athlétique et de la guerre tactique.Pendant plus de 80 minutes, le bloc défensif algérien a frôlé la perfection. Rigoureuses, solidaires et coulissant à la perfection, les Vertes ont neutralisé les vagues offensives marocaines. Malheureusement, le football de haut niveau se joue sur des détails. À la 84e minute, un moment d’inattention ou de fatigue extrême a permis au Maroc de trouver la faille et d’inscrire l’unique but de la rencontre (0-1). Une défaite cruelle au vu des efforts consentis, mais riche en enseignements.
, la sélection nationale a poursuivi son programme de préparation sur les terrains annexes mis à disposition par le comité d’organisation. L’ambiance était à la concentration maximale. La Fédération Algérienne de Football (FAF) a communiqué sur le déroulement de cette séance clé, mettant en avant l’implication totale du groupe. Des ateliers technico-tactiques poussés Sous la houlette du préparateur physique, la séance a débuté par un réveil musculaire intense et des exercices de conservation de balle. Par la suite, Farid Benstiti et ses adjoints ont pris le relais pour diriger des ateliers axés sur l’animation offensive et le replacement à la perte du ballon. La FAF a souligné que « le staff technique a particulièrement insisté sur la rigueur, l’application et l’intensité dans l’exécution des exercices ». Face au bloc bas que risque de proposer le Kenya, la justesse technique et la rapidité de transmission seront les clés du match.
C’est la mauvaise nouvelle de ce week-end de préparation : Morgane Belkhiter et Morgane Ikene n’ont pas participé à la séance collective. Touchées physiquement lors de la débauche d’énergie face au Maroc, les deux joueuses clés suivent un protocole de soins individualisé avec le staff médical. Leur absence, si elle venait à se confirmer pour lundi soir, obligerait Farid Benstiti à revoir ses plans tactiques. Belkhiter, par son activité sur son couloir, et Ikene, par son abattage au milieu de terrain, sont des éléments essentiels du onze de départ. Le banc algérien, composé de joueuses locales et binationales impatientes d’apporter leur pierre à l’édifice, devra élever son niveau de jeu pour combler ces éventuels forfaits.
Les coéquipières de Marine Dafeur ont leur destin entre leurs mains. Elles ont prouvé face au Sénégal qu’elles avaient le niveau des meilleures, et face au Maroc qu’elles savaient souffrir ensemble. Face au Kenya, c’est l’heure de concrétiser ces promesses et de s’ouvrir les portes d’un destin mondial. Le rendez-vous est pris : lundi, 21h00, pour l’histoire.