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Nationale

Karim Younes reçu par le chef de l’Etat : Le panel de dialogue remet son rapport

Karim Younes reçu par le chef de l’Etat :  Le panel de dialogue remet son rapport

C’est ce dimanche que le panel de dialogue dirigé par Karim Younes a remis au chef de l’Etat Abdelkader Bensalah son rapport sur les moyens de sortie de crise, notamment les modalités d’organisation d’une élection présidentielle, que l’opposition et la société civile contestent dans sa finalité et ses objectifs.

Le coordonnateur de l’Instance nationale de dialogue et de médiation (INDM), Karim Younes, a ainsi remis dimanche au chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, le rapport final relatif au processus de dialogue politique avec les différents acteurs en vue du règlement de la crise politique que connaît le pays.

Le rapport porte sur les consultations menées avec les partis politiques, les représentants de la société civile, les personnalités nationales ainsi qu’avec des représentants du mouvement populaire.

Ce rapport, qui reprend les rencontres avec des responsables politiques et des acteurs de la société civile, contient plusieurs propositions liées à la prochaine élection présidentielle que le pouvoir compte organiser à la mi-décembre. Cependant, des partis et des personnalités politiques, dont le défenseur des droits de l’homme Ali Yahia Abdenour, sollicités, ont refusé de rencontrer les membres du panel.

Selon l’INDM, l’autorité qui sera en charge de l’organisation des élections aura la pleine autonomie dans sa mission pour garantir la régularité du scrutin, et l’administration sera totalement exclue de son organisation.

Les propositions recueillies par l’instance, depuis l’entame de sa mission, concluent à l’impératif que l’autorité qui sera en charge de l’organisation des élections “jouisse de l’autonomie morale, administrative et financière”, et qu’elle prenne en charge les différents aspects de l’opération électorale, a précisé le président du comité juridique du Conseil consultatif de l’INDM, Lazhari Bouzid, au terme d’une rencontre avec des experts et spécialistes en Droit.

« De même qu’a été soulignée la nécessité d’exclure complètement l’administration de toutes les étapes du processus électoral au regard de l’accointance entre son rôle et la fraude », et que cette autorité, composée de magistrats, d’avocats et de représentants de la société civile, « se charge des missions de préparation et de supervision de toutes les étapes des élections », a-t-il ajouté.

Le représentant de l’INDM a assuré que cette dernière aura l’autonomie financière puisqu’elle fixera elle même son budget et celui du scrutin présidentiel, outre la mobilisation des encadreurs et l’approbation des superviseurs, faisant état de “l’éloignement des ministres de l’Intérieur, de la Justice et des Affaires étrangères de tout le processus électoral”.

Qualifiant de “révolutionnaires” les propositions relatives à l’amendement de la loi électorale, il a cité celle préconisant la présentation du dossier de candidature au poste de président de la République à l’autorité nationale autonome au lieu du Conseil constitutionnel, que le concerné pourra saisir en cas de rejet “en tant que juridiction de recours”.

Les propositions d’amendement de la loi électorale, et qui n’ont visé que les articles relatifs au scrutin présidentiel, ont porté également sur “l’abrogation de l’articles 142 qui “exige que le candidat présente soit une liste comportant, au moins, 600 signatures individuelles de membres élus d’Assemblées populaires communales, de wilayas ou parlementaires et réparties, au moins, à travers 25 wilayas, soit une liste comportant

60 000 signatures individuelles, au moins, d’électeurs inscrits sur la liste électorale d’au moins 25 wilayas. Le nombre minimal des signatures exigées pour chaque wilaya ne saurait être inférieur à 1 500″, a fait savoir M. Lazhari.

Il a fait état, à ce propos, de “divergences de vues entre les partis politiques sur le nombre final des signatures”, sans toutefois apporter plus de précisions.

Concernant les conditions que le candidat à la magistrature suprême du pays doit réunir, il a évoqué la proposition qu’il soit titulaire d’un diplôme universitaire, avec le maintien de la condition d’âge à 40 ans révolu le jour du scrutin, tel que stipulé dans la Constitution.

Par ailleurs, sur le même volet des amendements phares qui seraient apportés aux deux textes préliminaires, et à propos des parrainages de candidats, il ne sera gardé que ceux des électeurs dont le nombre n’a pas encore été retenu, certains proposant de le réduire à 30 000 au moment où d’autres, comme le parti d’Ali Benflis Talaie El Hourryet, proposent de le porter à 80 000. Les amendements portent en outre sur la composante de l’instance indépendante d’organisation des élections que le texte préliminaire du panel arrête à 20 membres. Mais, il est fort possible que ce nombre soit revu à la hausse pour permettre de pourvoir les démembrements de l’instance au niveau des wilayas. Le dossier médical du candidat à la présidence de la République pourrait ne pas se limiter au seul certificat délivré par un médecin assermenté qu’exige l’actuelle loi électorale, puisqu’il est proposé un autre certificat, celui de « bonne santé mentale » du postulant pour ne pas retomber dans la situation de l’ex-président Bouteflika.

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