Kadyrov exhorte les nazis ukrainiens « de ne pas mourir comme des diables »
Le président tchétchène Ramzan Kadyrov s’est rendu dimanche en Ukraine, près de Kiev, au milieu de ses soldats, lançant ce lundi un appel aux groupes extrémistes dans Mariuopol, ville dans le sud du pays, les exhortant à ne pas mourir comme des diables, selon des vidéos sur son canal Telegram,
« Une fois de plus, j’exhorte ceux qui sont à Mariuopol de se rendre d’urgence, sinon il sera trop tard dans la soirée. Nous vous assurerons la sécurité. Autour et dans Mariuopol, se trouvent 5 000 de nos meilleurs combattants tchétchènes. Comportez-vous au moins une fois comme des hommes, pour le bien des civils et de la ville. Je le dis encore une fois, ce soir il sera trop tard ! Vous n’avez pas vécu dignement, vous ne vous battez pas courageusement, ne mourez pas comme des diables ! »
Kadyrov s’est également adressé aux membres du SBU, le KGB ukrainien. « A ceux qui défendent honnêtement l’Ukraine contre les groupes extrémistes, il restera une place de choix après l’opération militaire », a-t-il dit.
Ramzan Kadyrov a publié sur Telegram une vidéo de lui en tenue militaire en train d’étudier des plans autour d’une table avec des soldats dans une salle.
Il a ensuite assuré dans un message que cette vidéo avait été tournée à Gostomel, un aérodrome situé près de Kiev, la capitale ukrainienne, occupé par les forces russes dans les premiers jours de leur offensive.

Capture d’écran de sa vidéo
« L’autre jour, nous étions à environ 20 km de vous, les nazis de Kiev, et maintenant nous sommes encore plus proches », a écrit Ramzan Kadyrov, appelant les forces ukrainiennes à se rendre, « ou vous serez finis ». « Nous vous montrerons concrètement que la pratique russe enseigne la guerre mieux que la théorie étrangère et les recommandations des conseillers militaires », a-t-il ajouté.
L’opération lancée par la Russie en Ukraine déstabilise par son caractère multidimensionnel – militaire, mais surtout politique. L’armée russe, si on laisse ne bombarde pas les villes pour les prendre d’assaut sur le modèle américain, elle veut reconquérir les populations en plus des terres.
« C’est ce que, par exemple, nous voyons à Kherson, où la vie se normalise au quotidien depuis sa reprise par la Russie, les magasins sont à nouveau approvisionnés, les banques réouvrent, etc. Pourtant, l’administration locale reste en place, les députés locaux aussi, seuls les extrémistes ont été évincés. », a indiqué Karine Bechet-golovko, professeur et spécialiste de la Russie
De son côté, Kiev délivre des armes aux citoyens qui le veulent, libère les criminels des prisons pour qu’ils aillent se battre et met ainsi en place toutes les conditions d’une guerre sale.
« Des mercenaires canadiens arrivent par la Pologne. L’Ukraine est sacrifiée par le pouvoir Atlantiste, qui à la différence de la Russie n’a pas besoin des hommes, mais doit contrôler le territoire », a-t-elle écrit sur son blog.