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Nationale

Kadi prévoit une «baraka» de 42 millions de quintaux

Kadi prévoit une «baraka» de 42 millions de quintaux

Bien que fraîchement installé à la tête du département de l’Agriculture, Abdelkader Kadi n’a pas hésité à avancer « des prévisions » en augmentation de 20% de la production céréalière à l’échelle nationale.

Comparativement à l’année dernière où les services agricoles des 48 wilayas avaient chiffré la production de blé à 35 millions de quintaux, l’on prévoit, selon le ministre en visite de travail et d’inspection hier à Constantine, un résultats avoisinant les 42 millions de quintaux, soit une augmentation de 7 millions de quintaux.

Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural a aussi laissé entendre lors de sa virée constantinoise, que « si « les conditions climatique avaient été plus favorables, la production aurait été beaucoup plus importante, lançant au passage que malgré tout, ce qui a été produit « est une baraka ».

Les terres exploitées produisent depuis des années moins de la moitié de ce que consomment les Algériens, et les importations de blés se chiffrent en milliards de dollars.

La politique de redressement du secteur n’a semble-t-il pas donné ses fruits puisque la production n’a presque pas bougé. Depuis au moins cinq années, la production céréalière varie entre 35 et 50 millions de quintaux.

Ce qui est en deçà des besoins nationaux en ces produits de première nécessité et qui constituent l’aliment de base du citoyen et même pour la production animalière toute filière confondues.

Démographie et défi climatique

Il n’est plus à démontrer qu’avec la chute brutale des prix des hydrocarbures, l’Algérie pourrait se retrouver à moyen terme parmi les pays les plus vulnérables notamment quant à sa capacité de faire face à certaines dépenses dont celle inhérente à l’achat de céréales.

Il n’est plus à prouver non plus que le pays achète plus qu’il ne produit et cela depuis des années. Et au vu de certains facteurs directement liés à la sécurité alimentaire dont celui de la démographie et celui du défi climatique peu favorable, pour certaines régions, il devient vital que les mesures prises jusque-là soient capitalisées au plus tôt.

Sachant que toutes les dispositions d’accompagnement technique, financier et législatif ont été mises à la disposition des agriculteurs, a précisé pourtant le ministre.

Pour rappel Abdelkader Kadi était l’hôte de Constantine par longtemps après sa dernière virée alors qu’il était à la tête du département des Travaux publics dont les responsables du secteur dans la cité du Rocher ne semblent nullement en odeur de sainteté auprès de son successeur, Abdelkader Ouaali, pour la simple raison que son prédécesseur avait justement été floué quant au taux d’avancement des travaux du tronçon de contournement du tunnel de Djebel EL-Ouehch.

Une situation qui a poussé le ministre à prévoir des sanctions à l’encontre des « paresseux et menteurs ».
A préciser aussi que le ministre de l’Agriculture en marge de sa visite a donné le coup d’envoi de l’opération moisson-battage 2015.

De son côté, le directeur des services agricoles de Constantine a précisé que la faible pluviométrie enregistrée cette année n’impactera pas trop sur la production céréalière dans la wilaya comparativement aux années précédentes, qualifiant de positive l’issue de l’actuelle saison moisson-battage en marge du lancement officiel de l’opération.

Pour la capitale de l’Est la production devrait avoisiner, à en croire le premier responsable du secteur, 1.5 million de quintaux. Une petite baisse de 100 000 quintaux par rapport à l’année précédente.

Le DSA, M. Yacine Ghbiri a, par ailleurs, rassuré quant à la disponibilité en quantité suffisante de tous les produits agricoles, ce qui augure selon lui une stabilité du marché des fruits et légumes durant le mois de ramadhan.

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