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Nationale

Justice et stabilité maîtres-mots de la tripartite

Justice et stabilité maîtres-mots de la tripartite

Abdelmalek Sellal, Premier ministre, a présidé hier à l’hôtel Sheraton d’Annaba la réunion de la tripartite. Dans un long discours inaugural, le chef du gouvernement indiquera que « la tripartite est un acquis de la démocratie algérienne et un indicateur fort de l’évolution de notre société ». 

Le choix d’Annaba pour abriter cette réunion « symbolise, dira-t-il, la détermination de l’Etat à préserver l’outil national de production et à le développer. La remise en service des hauts fourneaux du complexe sidérurgique d’’El-Hadjar confirme cette volonté forte en faveur d’une base industrielle moderne et compétitive, qu’elle soit privée, publique ou en partenariat ». 

Crise économique ou non, M. Sellal plaidera de rester vigilants sur le plan budgétaire, afin de soutenir la gestion de la vie socioéconomique du pays. Il ajoutera qu’en « rationalisant l’exécution de la dépense publique et en ciblant les niches de gaspillage, nous avons pu obtenir une stabilisation du budget de fonctionnement ainsi qu’une réduction notable de celui d’équipements. Les réserves de change se stabilisent à plus de 112 milliards de dollars et le niveau de liquidité dans les banques a atteint en janvier 2017 1 037 milliards de DA, contrairement aux présages alarmants de certains ».

Le volume des importations illustre également l’efficience de cette méthode de rationalisation souple qui a permis de passer de 66,6 milliards de dollars US en 2014, à 35 milliards en 2016, a-t-il souligné tout en indiquant que le gouvernement vise pour l’année en cours une réduction supplémentaire de 5 autres milliards de dollars. Abdelmalek Sellal explique que ces résultats ont été obtenus sans créer des situations de pénuries ou de non approvisionnement de l’appareil de production, dont la montée en cadence dans plusieurs domaines a permis la substitution aux marques étrangères et a facilité la mise en place d’un dispositif de licence d’importation simple, équitable et transparent. « En résumé, nous n’interdisons et nous n’interdirons aucun produit, ajoutera-t-il, Nous ne stopperons pas non plus les programmes de logements, de santé ou d’éducation. Nous faisons juste plus attention à nos moyens financiers qui se sont réduits et les mettons là où ils créent de la plus-value en termes d’emplois et de développement socioéconomique du pays ». 

Budget 2017 et investissement

Pour Abdelmalek Sellal, le budget 2017 vise la réalisation d’un taux de croissance de 3,9% avec une progression des segments hors hydrocarbures de 3,7%, la stabilisation de l’inflation au niveau de 4% (pour la fin janvier, elle était conjoncturellement de 6,4%) et la clôture de l’exercice avec des réserves de change supérieures à 100 milliards de dollars. L’investissement sera encouragé et la création d’activités sera confortée par un train de mesures financières et fiscales allant dans le sens de la simplification et de la transparence, tout en continuant de développer les crédits à l’économie qui passeront de 9 100 milliards de dinars en 2016 à 11 400 milliards pour 2017, soit une progression de près de 25% alors qu’ils étaient de 5 156 milliards en 2013.
M. Sellal précisera que les opérateurs économiques nationaux commencent à ressentir les effets bénéfiques du dispositif de gestion du foncier agricole, des dispositions nouvelles du code des investissements ainsi que des mesures d’encouragement et de facilitation introduites par les lois de finances successives, à l’instar du comité restreint de veille et d’accompagnement de l’investissement dont l’installation a été décidée pour lutter davantage contre les freins bureaucratiques à l’acte d’investir.

Des débats sincères et houleux

Prenant la parole, le patron de la centrale syndicale, Abdelmadjid Sidi Saïd, défendra le besoin de consommer algérien, « car plus on consomme algérien, plus on crée des emplois algériens et plus on engrange des devises fortes ». Il préconisera l’aide de l’Etat à l’investisseur privé et l’assistance dans chaque besoin.

« Aujourd’hui, nous avons la stabilité, tous les indicateurs sont stables. Aidons celui qui est honnête dans son investissement », dira-t-il.
Par contre, il ne cachera pas son hostilité aux faux investisseurs qui bénéficient de terrains industriels sans les exploiter. Le N°1 de l’UGTA, qui réitérera son soutien inconditionnel au programme du président de la République, ajoutera avec véhémence qu’ « aujourd’hui il faut subir ou agir (…) mais nous ne devons pas subir mais agir ».

A l’adresse de M. Sellal il dira « Même s’ils nous traient de chitta, nous sommes avec vous M. le Premier ministre ».
Pour Ali Haddad, président du FCE, « notre économie doit être diversifiée et notre partenariat avec l’étranger doit être équitable, pour cela je salue la politique menée par Sellal ».
Dans tous les cas, tous les intervenants, patronat ou associations patronales, ont salué tour à tour la politique décidée par le gouvernement, et c’est à juste titre qu’un communiqué commun de la réunion tripartite a été approuvé à l’unanimité. 
 

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